mardi 28 juin 2016

N'oubliez pas la guide !

Suite de "Rituel nocturne à Khajurâho"

Au volant de sa voiture citadine de marque Tata, faisant office de taxi, un chauffeur indien se démarque de ses congénères. C'est une femme, qui plus est habillée à l'occidentale. Elle pilote son véhicule avec virtuosité sur les chemins bosselés, puis dans le dédale de rues encombrées de piétons, cyclistes et autres vaches sacrées. La belle Indienne arbore une magnifique chevelure noire, des yeux perçants et affiche une élégance digne des magazines de mode européens.

A bord du véhicule, l'unique passager est un Européen. Contrastant avec sa conductrice, cet homme est paradoxalement vêtu très simplement. Ses vêtements lui ont été fournis lorsqu'on l'a retrouvé complètement nu et drogué parmi des monuments archéologiques. Il est d'ailleurs transféré de l'infirmerie du site touristique de Khajurâho à l'aéroport. Dépouillé de ses biens personnels, il n'a dû qu'à la chance (ou à l'aide discrète d'une personne bienveillante) de retrouver les documents d'identification lui permettant d'obtenir in extremis le rapatriement vers son pays d'origine.

Mais curieusement, la voiture a soudainement quitté la route de l'aéroport. Elle file désormais dans les faubourgs, en direction des collines résidentielles ...

Sentant l'inquiétude dans le regard de son passager qui vient de la reconnaître (elle travaille le jour comme guide touristique sur le site de Khajurâho), la conductrice s'adresse à lui dans un anglais à l'adorable accent indien :

" Ne vous inquiétez pas. J'ai une dette envers vous. Je dois me faire pardonner avant de vous laisser repartir".

Inquiet mais surtout épuisé, le passager se laisse aller. Au fil des virages et des rues qui le conduisent vers des collines résidentielles de banlieue, il sent l'assoupissement le gagner. Les dernières images qu'il enregistre sont des rues couvertes de poussières, avec une multitude de piétons mais en nombre déclinant au fur et à mesure qu'on s'éloigne du centre ville, des échoppes de toutes petites tailles qui cèdent progressivement la place à des résidences aux murs de plus en plus hauts. Puis, il sombre dans un sommeil, bercé par la voiture.

Lorsqu'il reprend connaissance, la voiture attend qu'un garde vienne ouvrir les grilles d'un lotissement où les demeures appartiennent visiblement à des familles aisées, voire très aisées. En entrant, G, le passager, découvre des jardins, de belles maisons aux colonnades ostentatoires, mais aussi des dépendances où séjournent des domestiques. C'est toute une micro-société qui vit à l'intérieur de ces murs.

Finalement, un second portail ouvragé s'ouvre et la voiture se gare dans un vaste garage. La conductrice sort du véhicule et vient ouvrir la porte : "Namaste ! Soyez le bienvenu chez moi. Je m'appelle Indira." déclare-t-elle, accueillante. Puis elle le conduit à l'intérieur de la confortable demeure où l'attendent deux domestiques. La surprenante guide leur donne quelques directives en s'adressant à eux en hindi. L'un des serviteurs le prie de le suivre et le conduit jusqu'à un dressing où G peut choisir la tenue qui lui sied, avant de lui montrer la salle de bain attenante pour se laver et se relaxer. Pendant ce temps, l'autre domestique (peut-être l'épouse du premier) s'occupe de préparer un repas aux senteurs extraordinaires. Peu après, les épices commencent à parfumer délicieusement les couloirs.

Un peu requinqué par une agréable douche et emballé par sa nouvelle tenue, un superbe kurta pyjama traditionnel,  G  se laisser guider par les senteurs. Il découvre le salon pavé de marbre occupé en son centre par une grande table de bois exotique . Indira l'attend et l'invite à s'assoir à l'autre extrémité de la table.

"Vous avez assisté à un rituel d'ordinaire très secret. La pudeur de la société indienne actuelle ne se retrouve plus dans les cultes anciens de Khajurâho. Nous vénérons tout le panthéon hindou mais, à Khajurâho, nous accordons une place très particulière au dieu Kama. J'en suis la grande prêtresse et votre présence inattendue a été interprétée par mes acolytes comme un signe divin. Nous ne pouvions pas faire autrement que vous joindre à la cérémonie. Je suis désolée pour vos effets personnels, lacérés, mais dans notre coutume, cette destruction est une renaissance. Et je dois dire que vous avez très bien réagi aux drogues, au-delà de nos espérances ..."  explique-t-elle à son invité.

"Sachant que cela n'est probablement pas votre religion et que nous ne vous avons pas laissé le choix, je me sens redevable de vous et ..." hésitant un instant en baissant imperceptiblement les yeux "... je tiens à vous remercier personnellement pour votre précieuse collaboration."

G de répondre sur un ton courroucé : "Collaboration ?! Vous m'avez carrément forcé la main ! J'ai eu la peur de ma vie ! Vous avouez m'être redevable mais comment comptez-vous me dédommager ?".

"Vous ne serez pas déçu", lâche son hôtesse dans un sourire éclatant, voire même carnassier.
Puis elle appelle ses domestiques et le repas est servi, grandiose. Un festival de saveurs ! L'une des meilleures cuisines du monde ! G savoure chaque bouchée tandis que les yeux gourmands d'Indira ne lâchent pas son invité. Elle semble beaucoup apprécier qu'il reprenne ses forces.

A la fin du repas, Indira prend congé de son invité en le confiant à nouveau à ses domestiques. Bien que surpris et impatient de connaître la suite de cet accueil, G suit docilement le serviteur qui le conduit de la salle à manger jusqu'à sa chambre. Ils montent ensemble un grand escalier colonial jusqu'à une suite au premier étage. Cette suite est composée d'une chambre décorée de voiles et de coussins moelleux, d'une énorme armoire faisant office de dressing et de cloison séparatrice, derrière laquelle se trouve une la salle de bain, toute en sobriété une fois passée la lourde porte ouvragée en bois et métal ; la nudité derrière la surcharge de matières et motifs décoratifs.

Repu, G prend un bon bain chaud, réparateur, puis se glisse sous les draps satinés et l'épaisse couette. Quelques secondes plus tard, il sombre dans un profond sommeil.

Au milieu de la nuit, une ombre furtive se glisse dans la chambre de G. La silhouette est vêtue d'un sari qui laisse entrevoir des formes généreuses. Elle s'approche du lit et, sans réveiller G, fait très lentement glisser les draps pour le découvrir de la tête aux pieds. Les yeux, aux contours maquillés de noir, aperçoivent un spectacle qui les enchante : G, endormi sur le dos, est complètement nu. Les lèvres humides de désir, l'Indienne pose un genou sur le matelas et rampe en ondulant jusqu'à sa proie. A quelques centimètres de sa cible, la jeune femme mordille ses lèvres du bout des dents puis se lance. Sa langue gourmande se pose, chaude et humide sur les testicules de l'endormi. Les premières secondes passant sans que G ne se réveille, la visiteuse nocturne s'enhardit. Elle s'approche un peu plus et, maintenant, alterne les caresses. Tantôt elle lèche, tantôt elle aspire; et pour son plus grand plaisir, elle assiste à l'érection d'un monument de chair qu'elle a découvert la nuit précédente, lors d'un rituel brahmanique. Ce lingam , elle n'a pu que le regarder pendant toute la cérémonie puis a dû en partager le nectar avec toutes ses officiantes. Mais cette nuit, elle veut le prendre dans sa bouche, et le sentir profond en elle, en elle seule.

C'est pendant que la gourmande se livre à une fellation experte que G se réveille. Les yeux de la belle se figent dans le regard incrédule de sa proie, de son homme. Sans interrompre la fellation, elle prend un rictus suppliant, pour qu'il ne la prive surtout pas de cette dégustation.
"- Indira ?!", s'étonne à demi l'invité,
"- Mmmm !", confirme son hôtesse, la bouche pleine, en accélérant la cadence.

Lorsque l'aspiration et les va-et-vient deviennent insoutenables, G doit l'interrompre en la tirant à lui par les épaules. Leurs bouches se collent instantanément et leurs langues se mêlent. G ôte une broche et fait glisser le drapé du sari posé sur l'épaule d'Indira. Alors qu'elle s'approche de lui, il enlève la blouse découvrant des seins fermes aux tétons dressés. Il les prend à pleines mains et les suce pour les durcir encore plus. Indira s'approche encore et se love contre lui, telle une ventouse. G est assis au bord du lit avec Indira assise sur ses cuisses, face à lui. Comme elle ne porte aucun sous-vêtement, elle s'empale sur lui et, après avoir lâché un gémissement de plaisir, l'embrasse frénétiquement. Elle sent le sexe de son amant lui traverser les entrailles, à lui couper le souffle. Elle soulève son bassin de bas en haut, aidée par les mains de G qui l'empoignent sous les fesses. Un premier orgasme la secoue et elle tombe sur le flanc, en position fœtale.

G toujours en érection, se place derrière elle, et s'emboîte en cuillère. Indira sent le pénis surdimensionné s'enfoncer encore en elle ... pour son plus grand plaisir. Elle saisit les fesses de G, et lui intime la cadence. Il doit être encore sous l'effet de la drogue aphrodisiaque car il n'en finit pas de la pilonner. Leur copulation devient sauvage, le reste du sari est arraché et jeté à terre. Indira jouit une deuxième fois !

L'excitation lui fait perdre les dernières bribes de retenue qu'elle pouvait encore afficher. Elle se met à genou, le buste contre le matelas et hisse le plus haut possible sa croupe rebondie. Elle s'offre ainsi complètement à son pilon, en une variante de la position de levrette. G semble à son tour possédé par quelque divinité du panthéon indien. Mais la grande prêtresse n'a plus toute sa tête à cet instant et est bien incapable d'étaler sa parfaite connaissance de la culture hindou ou d'identifier le dieu qui a choisi G comme avatar. Elle est mue par des pulsions animales et désire seulement être pénétrée au plus profond d'elle. G se met en place et lui apporte tout ce qu'elle désire, avec force et endurance. Le coït dure jusqu'à ce qu'elle jouisse une troisième fois, simultanément avec son amant. Puis la belle Indira, comblée dans tous les sens du terme, s'endort profondément à son tour.

Au petit matin, quand elle se réveille, Indira veut s'étirer puis embrasser sensuellement son vigoureux et insatiable amant de la nuit. Mais elle n'y parvient pas. Elle sent ses membres entravés ! Elle ouvre les yeux, croyant s'être emmêlée dans les draps en désordre, mais découvre avec stupeur qu'elle est attachée !
G l'observe, rayonnant, le regard coquin et le sourire vengeur.
"- Chacun son tour !", ricane-t-il.
Elle veut se débattre mais ne peut échapper à ses liens. G a utilisé son sari et les lanières décoratives pour la baillonner et l'attacher ventre contre le matelas, jambes écartées. Les yeux d'Indira trahisent son angoisse mais elle est désormais la captive soumise de son invité.

L'air moqueur, G quitte la chambre et se dirige vers la salle de bain où Indira l'entend fouiller, à la recherche de je-ne-sais-quel produit ou accessoire.
Puis c'est le silence, angoissant.

"- Ne m'oubliez pas !", veut-elle crier, de peur d'être surprise dans cette posture déshonorante par ses domestiques. Mais le baillon est tout aussi solide que ses liens. Cela en devient presque douloureux.

C'est à cet instant que G revient dans la chambre, d'une démarche conquérante, un flacon d'huile essentielle à la main ...
"- Je crois que j'ai trouvé un bon lubrifiant !", sourit-il, taquin.
"- Ne me faîtes pas de mal !", s'inquiète la captive
"- Ce n'est pas mon intention; bien au contraire.", assure le geôlier improvisé.

Nullement rassurée par cette déclaration, Indira suit du regard le baroudeur occidental qui s'approche d'elle, la bouteille d'huile essentielle à la main. Il se dirige au pied du lit et elle pense qu'il va immédiatement abuser d'elle. Mais, à sa grande surprise, elle sent l'huile couler sur ses pieds et deux mains vigoureuses entreprendre un fort agréable massage. Avec les pouces ou la paume des mains, G lui masse la plante des pieds, provoquant un bien-être inattendu. Le massage se poursuit ensuite de la cheville jusqu'en haut du mollet droit. Les mains experts reproduisent le geste symétriquement pour le mollet gauche. Ensuite, ce sont les cuisses, une après l'autre, qui profitent en profondeur de l'application vigoureuse mais relaxante à l'huile essentielle. Les mains se hissent jusqu'aux fesses galbées où la fermeté du massage s'intensifie. Plus de la moitié de la bouteille y passe. Le bas du dos et les fesses d'Indira se transforment en une piste glissante que G fixe ardemment, littéralement hypnotisé.

G se saisit à nouveau de la bouteille et déverse son contenu sur son torse et sur le dos d'Indira. Le liquide coule sur le large buste de G jusqu'à ses cuisses, en passant par le pubis et le sexe (en érection) complètement rasés depuis un certain rituel nocturne ...

Il s'assied ensuite sur les fesses d'Indira et étale avec le plat de ses mains toute l'huile restante, du creux des reins aux épaules. A chaque va-et-vient des mains de G, Indira sent le sexe chaud et dur de l'Européen se coller sur ses fesses. Elle en est grandement émoustillée alors que, consciemment, cette position de soumission lui a été imposée de force. Au bout de quelques minutes, G ne masse plus avec ses mains. Son corps entier pèse sur le dos et les fesses d'Indira. Il glisse de bas en haut et Indira sent le pénis, brûlant de désir, glisser lui aussi le long des fesses. Elle aimerait le guider en elle ou au moins se caresser mais ses liens l'en empêchent. C'est une torture pour ses sens !

Brusquement, G arrête le massage au corps-à-corps (body-body comme on dit en Thaïlande), empoigne les hanches d'Indira et passe un talon sous son bassin, puis l'autre talon de l'autre côté. Ses fesses s'en trouvent soulevées et offertes aux pulsions du mâle surexcité. G lui malaxe les fesses quelques secondes puis, d'une main ferme, dirige son pénis entre les fesses de la belle, dégoulinantes d'huile et de sécrétions. Il pose son gland devant l'orifice le plus étroit et le "Non !" gémi par Indira ne suffit bien entendu pas à l'arrêter. Au contraire; c'est un encouragement ! Centimètre par centimètre, en douceur mais sans s'arrêter, il s'enfonce en elle verticalement. Un frisson parcourt l'échine d'Indira lorsque G fait le chemin inverse avec son poignard de chair. G se retire une fraction de seconde, permettant à Indira de reprendre son souffle, puis recommence la manœuvre. Le jeu érotique se poursuit doucement, inlassablement, et finalement s'accélère.

G a enlevé ses pieds qui maintenaient le bassin d'Indira soulevé. Plus besoin de la forcer; elle s'ouvre soumise et heureuse de l'être ! Le pilonnage devient bestial, presque violent. C'est un animal qui pénètre la grande prêtresse de Kama ! Elle crie sa jouissance quand les amants atteignent l'orgasme : "Nandiiiiiiiiiii !!!".

Les deux amants restent enchâssés de longues minutes, pris dans le vertige de leur jouissance. Puis l'Indienne confie à son insatiable laboureur : "Tu es possédé par Nandi. Tu m'as prise comme une bête. Tu es son avatar, un taureau personnifié.". Flatté, G n'oublie pas de détacher son hôtesse ; qui fut auparavant sa guide. Mais ce n'est pas elle qui pourra l'accompagner à l'aéroport cette fois; il lui faudra d'abord se remettre un peu de ... ses émotions.

L'heure des adieux arrive trop vite. G a un vol à prendre, un horaire à respecter. Mais quelque chose  dit à G qu'il reviendra; ou plutôt quelqu'une qui a su se montrer très convaincante.

Amazing India !

Inspirations iconographiques