jeudi 1 septembre 2016

Mad Max

En le dépassant sur l'autoroute, la belle Séléné reconnaît le conducteur du véhicule voisin. C'est Max, un très bon ami, un "intime", mais qu'elle voit trop peu, hélas. Elle reste à sa hauteur pendant quelques secondes espérant qu'il tourne la tête, mais voyant qu'il ne réagit pas, elle s'apprête à continuer sa route.

Mais à l'ultime instant, les yeux pétillants de Max croisent son regard triste; et un sourire carnassier traverse soudainement le visage de Séléné. Il lui fait un signe de la main pour lui indiquer de prendre la prochaine sortie. Elle s'exécute, obéissante, en sentant déjà des papillons lui chatouiller le bas du ventre.

Les deux véhicules sortent l'un derrière l'autre à la recherche avide d'un coin tranquille. Par chance, c'est en pleine campagne. Champs, villages et bois séparent la sortie de l'autoroute de la prochaine grande ville. Au bout de quelques kilomètres à peine, un chemin s'enfonce dans une petite forêt. Bientôt, Séléné et Max peuvent se garer à l'abri des regards.

Max sort de son véhicule, en claquant la porte, signe d'un empressement indiscutable. En deux ou trois foulées, il est face à Séléné qui a juste eu le temps de sortir de sa voiture. Il la saisit avec ses mains fermes et l'embrasse fougueusement. Leurs corps se lovent l'un contre l'autre et, déjà, les mains de Séléné caressent le membre dressé de Max par-dessus l'étoffe de son pantalon. Mais l'automobiliste est le plus entreprenant :
- "Moi d'abord !", exige-t-il.

Il la retourne, la plaque sur le capot de la voiture, murmure "Montre-moi ta lune !", abaisse le pantalon de Séléné juste sous les fesses, et plonge sa langue dans l'intimité déjà toute trempée. La caresse fait fondre Séléné de plaisir ! Max s'attarde longuement sur les lèvres humides, goûte jusqu'à plus soif le clitoris gonflé, enfonce de temps en temps sa langue tel un pénis dans la chair savoureuse du vagin. Puis il continue sa caresse délicatement, avec les doigts. Il glisse son pouce à l'intérieur du vagin, frottant vers l'avant pour stimuler le fameux point G tandis que son index et son majeur excitent le clitoris. Mais comme la langue de Max n'en a pas fini avec Séléné, elle s'aventure un peu plus haut entre les fesses. Tandis qu'il masturbe Séléné avec ses doigts, il exécute un anulingus qui fait grimper Séléné jusqu'aux cieux ! La Lune est parmi les étoiles ! 

A son tour, la belle veut épancher sa soif, son appétit de chair. Elle roule sur le capot, se redresse pour glisser immédiatement aux pieds de son partenaire. Max défait sa ceinture et son pantalon en toute hâte puis exhibe son sexe gonflé et durci de désir. Il s'abandonne alors à l'une de ces fellations gourmandes dont Séléna est experte.L'excitation des deux amants est à son comble quand le bruit d'un tracteur s'approche, menaçant leur intimité. Séléné augmente la cadence en aspirant le membre dans sa bouche. Il n'en faut pas plus pour que Max perde tout contrôle. Il jouit et Séléné jouit une deuxième fois.

"Ne restons pas ici. Trouvons vite un hôtel. On ne va quand même pas s'en tenir à cette mise en bouche !", conclut Séléné.

mardi 28 juin 2016

N'oubliez pas la guide !

Suite de "Rituel nocturne à Khajurâho"

Au volant de sa voiture citadine de marque Tata, faisant office de taxi, un chauffeur indien se démarque de ses congénères. C'est une femme, qui plus est habillée à l'occidentale. Elle pilote son véhicule avec virtuosité sur les chemins bosselés, puis dans le dédale de rues encombrées de piétons, cyclistes et autres vaches sacrées. La belle Indienne arbore une magnifique chevelure noire, des yeux perçants et affiche une élégance digne des magazines de mode européens.

A bord du véhicule, l'unique passager est un Européen. Contrastant avec sa conductrice, cet homme est paradoxalement vêtu très simplement. Ses vêtements lui ont été fournis lorsqu'on l'a retrouvé complètement nu et drogué parmi des monuments archéologiques. Il est d'ailleurs transféré de l'infirmerie du site touristique de Khajurâho à l'aéroport. Dépouillé de ses biens personnels, il n'a dû qu'à la chance (ou à l'aide discrète d'une personne bienveillante) de retrouver les documents d'identification lui permettant d'obtenir in extremis le rapatriement vers son pays d'origine.

Mais curieusement, la voiture a soudainement quitté la route de l'aéroport. Elle file désormais dans les faubourgs, en direction des collines résidentielles ...

Sentant l'inquiétude dans le regard de son passager qui vient de la reconnaître (elle travaille le jour comme guide touristique sur le site de Khajurâho), la conductrice s'adresse à lui dans un anglais à l'adorable accent indien :

" Ne vous inquiétez pas. J'ai une dette envers vous. Je dois me faire pardonner avant de vous laisser repartir".

Inquiet mais surtout épuisé, le passager se laisse aller. Au fil des virages et des rues qui le conduisent vers des collines résidentielles de banlieue, il sent l'assoupissement le gagner. Les dernières images qu'il enregistre sont des rues couvertes de poussières, avec une multitude de piétons mais en nombre déclinant au fur et à mesure qu'on s'éloigne du centre ville, des échoppes de toutes petites tailles qui cèdent progressivement la place à des résidences aux murs de plus en plus hauts. Puis, il sombre dans un sommeil, bercé par la voiture.

Lorsqu'il reprend connaissance, la voiture attend qu'un garde vienne ouvrir les grilles d'un lotissement où les demeures appartiennent visiblement à des familles aisées, voire très aisées. En entrant, G, le passager, découvre des jardins, de belles maisons aux colonnades ostentatoires, mais aussi des dépendances où séjournent des domestiques. C'est toute une micro-société qui vit à l'intérieur de ces murs.

Finalement, un second portail ouvragé s'ouvre et la voiture se gare dans un vaste garage. La conductrice sort du véhicule et vient ouvrir la porte : "Namaste ! Soyez le bienvenu chez moi. Je m'appelle Indira." déclare-t-elle, accueillante. Puis elle le conduit à l'intérieur de la confortable demeure où l'attendent deux domestiques. La surprenante guide leur donne quelques directives en s'adressant à eux en hindi. L'un des serviteurs le prie de le suivre et le conduit jusqu'à un dressing où G peut choisir la tenue qui lui sied, avant de lui montrer la salle de bain attenante pour se laver et se relaxer. Pendant ce temps, l'autre domestique (peut-être l'épouse du premier) s'occupe de préparer un repas aux senteurs extraordinaires. Peu après, les épices commencent à parfumer délicieusement les couloirs.

Un peu requinqué par une agréable douche et emballé par sa nouvelle tenue, un superbe kurta pyjama traditionnel,  G  se laisser guider par les senteurs. Il découvre le salon pavé de marbre occupé en son centre par une grande table de bois exotique . Indira l'attend et l'invite à s'assoir à l'autre extrémité de la table.

"Vous avez assisté à un rituel d'ordinaire très secret. La pudeur de la société indienne actuelle ne se retrouve plus dans les cultes anciens de Khajurâho. Nous vénérons tout le panthéon hindou mais, à Khajurâho, nous accordons une place très particulière au dieu Kama. J'en suis la grande prêtresse et votre présence inattendue a été interprétée par mes acolytes comme un signe divin. Nous ne pouvions pas faire autrement que vous joindre à la cérémonie. Je suis désolée pour vos effets personnels, lacérés, mais dans notre coutume, cette destruction est une renaissance. Et je dois dire que vous avez très bien réagi aux drogues, au-delà de nos espérances ..."  explique-t-elle à son invité.

"Sachant que cela n'est probablement pas votre religion et que nous ne vous avons pas laissé le choix, je me sens redevable de vous et ..." hésitant un instant en baissant imperceptiblement les yeux "... je tiens à vous remercier personnellement pour votre précieuse collaboration."

G de répondre sur un ton courroucé : "Collaboration ?! Vous m'avez carrément forcé la main ! J'ai eu la peur de ma vie ! Vous avouez m'être redevable mais comment comptez-vous me dédommager ?".

"Vous ne serez pas déçu", lâche son hôtesse dans un sourire éclatant, voire même carnassier.
Puis elle appelle ses domestiques et le repas est servi, grandiose. Un festival de saveurs ! L'une des meilleures cuisines du monde ! G savoure chaque bouchée tandis que les yeux gourmands d'Indira ne lâchent pas son invité. Elle semble beaucoup apprécier qu'il reprenne ses forces.

A la fin du repas, Indira prend congé de son invité en le confiant à nouveau à ses domestiques. Bien que surpris et impatient de connaître la suite de cet accueil, G suit docilement le serviteur qui le conduit de la salle à manger jusqu'à sa chambre. Ils montent ensemble un grand escalier colonial jusqu'à une suite au premier étage. Cette suite est composée d'une chambre décorée de voiles et de coussins moelleux, d'une énorme armoire faisant office de dressing et de cloison séparatrice, derrière laquelle se trouve une la salle de bain, toute en sobriété une fois passée la lourde porte ouvragée en bois et métal ; la nudité derrière la surcharge de matières et motifs décoratifs.

Repu, G prend un bon bain chaud, réparateur, puis se glisse sous les draps satinés et l'épaisse couette. Quelques secondes plus tard, il sombre dans un profond sommeil.

Au milieu de la nuit, une ombre furtive se glisse dans la chambre de G. La silhouette est vêtue d'un sari qui laisse entrevoir des formes généreuses. Elle s'approche du lit et, sans réveiller G, fait très lentement glisser les draps pour le découvrir de la tête aux pieds. Les yeux, aux contours maquillés de noir, aperçoivent un spectacle qui les enchante : G, endormi sur le dos, est complètement nu. Les lèvres humides de désir, l'Indienne pose un genou sur le matelas et rampe en ondulant jusqu'à sa proie. A quelques centimètres de sa cible, la jeune femme mordille ses lèvres du bout des dents puis se lance. Sa langue gourmande se pose, chaude et humide sur les testicules de l'endormi. Les premières secondes passant sans que G ne se réveille, la visiteuse nocturne s'enhardit. Elle s'approche un peu plus et, maintenant, alterne les caresses. Tantôt elle lèche, tantôt elle aspire; et pour son plus grand plaisir, elle assiste à l'érection d'un monument de chair qu'elle a découvert la nuit précédente, lors d'un rituel brahmanique. Ce lingam , elle n'a pu que le regarder pendant toute la cérémonie puis a dû en partager le nectar avec toutes ses officiantes. Mais cette nuit, elle veut le prendre dans sa bouche, et le sentir profond en elle, en elle seule.

C'est pendant que la gourmande se livre à une fellation experte que G se réveille. Les yeux de la belle se figent dans le regard incrédule de sa proie, de son homme. Sans interrompre la fellation, elle prend un rictus suppliant, pour qu'il ne la prive surtout pas de cette dégustation.
"- Indira ?!", s'étonne à demi l'invité,
"- Mmmm !", confirme son hôtesse, la bouche pleine, en accélérant la cadence.

Lorsque l'aspiration et les va-et-vient deviennent insoutenables, G doit l'interrompre en la tirant à lui par les épaules. Leurs bouches se collent instantanément et leurs langues se mêlent. G ôte une broche et fait glisser le drapé du sari posé sur l'épaule d'Indira. Alors qu'elle s'approche de lui, il enlève la blouse découvrant des seins fermes aux tétons dressés. Il les prend à pleines mains et les suce pour les durcir encore plus. Indira s'approche encore et se love contre lui, telle une ventouse. G est assis au bord du lit avec Indira assise sur ses cuisses, face à lui. Comme elle ne porte aucun sous-vêtement, elle s'empale sur lui et, après avoir lâché un gémissement de plaisir, l'embrasse frénétiquement. Elle sent le sexe de son amant lui traverser les entrailles, à lui couper le souffle. Elle soulève son bassin de bas en haut, aidée par les mains de G qui l'empoignent sous les fesses. Un premier orgasme la secoue et elle tombe sur le flanc, en position fœtale.

G toujours en érection, se place derrière elle, et s'emboîte en cuillère. Indira sent le pénis surdimensionné s'enfoncer encore en elle ... pour son plus grand plaisir. Elle saisit les fesses de G, et lui intime la cadence. Il doit être encore sous l'effet de la drogue aphrodisiaque car il n'en finit pas de la pilonner. Leur copulation devient sauvage, le reste du sari est arraché et jeté à terre. Indira jouit une deuxième fois !

L'excitation lui fait perdre les dernières bribes de retenue qu'elle pouvait encore afficher. Elle se met à genou, le buste contre le matelas et hisse le plus haut possible sa croupe rebondie. Elle s'offre ainsi complètement à son pilon, en une variante de la position de levrette. G semble à son tour possédé par quelque divinité du panthéon indien. Mais la grande prêtresse n'a plus toute sa tête à cet instant et est bien incapable d'étaler sa parfaite connaissance de la culture hindou ou d'identifier le dieu qui a choisi G comme avatar. Elle est mue par des pulsions animales et désire seulement être pénétrée au plus profond d'elle. G se met en place et lui apporte tout ce qu'elle désire, avec force et endurance. Le coït dure jusqu'à ce qu'elle jouisse une troisième fois, simultanément avec son amant. Puis la belle Indira, comblée dans tous les sens du terme, s'endort profondément à son tour.

Au petit matin, quand elle se réveille, Indira veut s'étirer puis embrasser sensuellement son vigoureux et insatiable amant de la nuit. Mais elle n'y parvient pas. Elle sent ses membres entravés ! Elle ouvre les yeux, croyant s'être emmêlée dans les draps en désordre, mais découvre avec stupeur qu'elle est attachée !
G l'observe, rayonnant, le regard coquin et le sourire vengeur.
"- Chacun son tour !", ricane-t-il.
Elle veut se débattre mais ne peut échapper à ses liens. G a utilisé son sari et les lanières décoratives pour la baillonner et l'attacher ventre contre le matelas, jambes écartées. Les yeux d'Indira trahisent son angoisse mais elle est désormais la captive soumise de son invité.

L'air moqueur, G quitte la chambre et se dirige vers la salle de bain où Indira l'entend fouiller, à la recherche de je-ne-sais-quel produit ou accessoire.
Puis c'est le silence, angoissant.

"- Ne m'oubliez pas !", veut-elle crier, de peur d'être surprise dans cette posture déshonorante par ses domestiques. Mais le baillon est tout aussi solide que ses liens. Cela en devient presque douloureux.

C'est à cet instant que G revient dans la chambre, d'une démarche conquérante, un flacon d'huile essentielle à la main ...
"- Je crois que j'ai trouvé un bon lubrifiant !", sourit-il, taquin.
"- Ne me faîtes pas de mal !", s'inquiète la captive
"- Ce n'est pas mon intention; bien au contraire.", assure le geôlier improvisé.

Nullement rassurée par cette déclaration, Indira suit du regard le baroudeur occidental qui s'approche d'elle, la bouteille d'huile essentielle à la main. Il se dirige au pied du lit et elle pense qu'il va immédiatement abuser d'elle. Mais, à sa grande surprise, elle sent l'huile couler sur ses pieds et deux mains vigoureuses entreprendre un fort agréable massage. Avec les pouces ou la paume des mains, G lui masse la plante des pieds, provoquant un bien-être inattendu. Le massage se poursuit ensuite de la cheville jusqu'en haut du mollet droit. Les mains experts reproduisent le geste symétriquement pour le mollet gauche. Ensuite, ce sont les cuisses, une après l'autre, qui profitent en profondeur de l'application vigoureuse mais relaxante à l'huile essentielle. Les mains se hissent jusqu'aux fesses galbées où la fermeté du massage s'intensifie. Plus de la moitié de la bouteille y passe. Le bas du dos et les fesses d'Indira se transforment en une piste glissante que G fixe ardemment, littéralement hypnotisé.

G se saisit à nouveau de la bouteille et déverse son contenu sur son torse et sur le dos d'Indira. Le liquide coule sur le large buste de G jusqu'à ses cuisses, en passant par le pubis et le sexe (en érection) complètement rasés depuis un certain rituel nocturne ...

Il s'assied ensuite sur les fesses d'Indira et étale avec le plat de ses mains toute l'huile restante, du creux des reins aux épaules. A chaque va-et-vient des mains de G, Indira sent le sexe chaud et dur de l'Européen se coller sur ses fesses. Elle en est grandement émoustillée alors que, consciemment, cette position de soumission lui a été imposée de force. Au bout de quelques minutes, G ne masse plus avec ses mains. Son corps entier pèse sur le dos et les fesses d'Indira. Il glisse de bas en haut et Indira sent le pénis, brûlant de désir, glisser lui aussi le long des fesses. Elle aimerait le guider en elle ou au moins se caresser mais ses liens l'en empêchent. C'est une torture pour ses sens !

Brusquement, G arrête le massage au corps-à-corps (body-body comme on dit en Thaïlande), empoigne les hanches d'Indira et passe un talon sous son bassin, puis l'autre talon de l'autre côté. Ses fesses s'en trouvent soulevées et offertes aux pulsions du mâle surexcité. G lui malaxe les fesses quelques secondes puis, d'une main ferme, dirige son pénis entre les fesses de la belle, dégoulinantes d'huile et de sécrétions. Il pose son gland devant l'orifice le plus étroit et le "Non !" gémi par Indira ne suffit bien entendu pas à l'arrêter. Au contraire; c'est un encouragement ! Centimètre par centimètre, en douceur mais sans s'arrêter, il s'enfonce en elle verticalement. Un frisson parcourt l'échine d'Indira lorsque G fait le chemin inverse avec son poignard de chair. G se retire une fraction de seconde, permettant à Indira de reprendre son souffle, puis recommence la manœuvre. Le jeu érotique se poursuit doucement, inlassablement, et finalement s'accélère.

G a enlevé ses pieds qui maintenaient le bassin d'Indira soulevé. Plus besoin de la forcer; elle s'ouvre soumise et heureuse de l'être ! Le pilonnage devient bestial, presque violent. C'est un animal qui pénètre la grande prêtresse de Kama ! Elle crie sa jouissance quand les amants atteignent l'orgasme : "Nandiiiiiiiiiii !!!".

Les deux amants restent enchâssés de longues minutes, pris dans le vertige de leur jouissance. Puis l'Indienne confie à son insatiable laboureur : "Tu es possédé par Nandi. Tu m'as prise comme une bête. Tu es son avatar, un taureau personnifié.". Flatté, G n'oublie pas de détacher son hôtesse ; qui fut auparavant sa guide. Mais ce n'est pas elle qui pourra l'accompagner à l'aéroport cette fois; il lui faudra d'abord se remettre un peu de ... ses émotions.

L'heure des adieux arrive trop vite. G a un vol à prendre, un horaire à respecter. Mais quelque chose  dit à G qu'il reviendra; ou plutôt quelqu'une qui a su se montrer très convaincante.

Amazing India !

Inspirations iconographiques








samedi 23 avril 2016

Rituel nocturne à Khajurâho

G  aime voyager dans les contrées lointaines et s'immerger dans des cultures différentes de la sienne. Rencontrer les gens, découvrir leur mode de vie, leur intimité si possible, en toute simplicité.  Au fil des voyages, son visage de baroudeur s'est buriné (passant du désert du Thar aux montagnes de l'Himalaya, de l'Indonésie tropicale à l'Afrique du nord, et bien d'autres régions encore). Malgré déjà une quarantaine d'années, il garde un silhouette sportive, et surtout, une âme d'explorateur.

Avec quelques affaires dans un solide sac à dos, il part à l'aventure, une fois de plus, dans le sous-continent indien. De tous les pays qu'il a visités, il en est un qui ne s'épuise jamais, grâce à sa culture multi-millénaire et à la tolérance de sa population : l'Inde !

Cette fois, G veut découvrir le site archéologique de Khajurâho. Il se situe au cœur de l'Inde ancienne, au sud d'Agra (réputée pour son extraordinaire mausolée, le Taj Mahal, un monument d'amour d'un époux veuf à son épouse favorite) et également au sud du plus saint des sept fleuves sacrés de l'Inde : le Gange.


Le voyage commence confortablement, en avion, de l'Europe occidentale jusqu'à l'une de ces métropoles indiennes où la population se compte en dizaines de millions d'habitants. La suite du périple se fait en bus. Mieux vaut confier la conduite à un professionnel car les routes et les rues de l'Inde sont réservées aux conducteurs initiés. Camions, voitures, cyclistes, piétions et ... vaches sacrées surgissent de partout, et à tout moment ! Il est vraiment dangereux de s'y risquer quand on n'est pas né dans un tel désordre routier.

Plusieurs heures et un mal au dos sont malheureusement nécessaires pour accomplir le voyage terrestre ; mais G est enfin arrivé sur place. Il trouve un hébergement de routard dans un petit hôtel et s'enquiert d'un guide pour profiter au mieux du site et en comprendre toute l'histoire et la portée culturelle. D'autres touristes étrangers, européens et asiatiques, sont également présents. Un petit groupe est constitué et bientôt, la visite peut commencer. Les hôtesses en tenue traditionnelle, belles comme des actrices de cinéma indien (toutes en rondeur et sensualité), accueillent le groupe de touristes. Une des hôtesse, souriante et aux grands yeux expressifs,  conduit G et les autres touristes jusqu'à la personne qui va leur fournir toutes les explications, en anglais (avec ce typique accent indien). C'est une superbe femme, Indienne bien évidemment, mais habillée à l'occidentale, avec un tailleur très élégant, arborant tout de même ces magnifiques cheveux noirs et cette peau hâlée qui font la spécificité et la beauté des femmes du sous-continent. Précisons qu'on trouve toutes les teintes du blanc laiteux au noir de jais, parmi les habitants de l'Inde, du Nord au Sud.

Le regard de la guide est troublant de sensualité pourtant, c'est la pudeur et la retenue, propres aux femmes de ce pays, qui émanent d'elle. D'emblée, cette personne raffinée est déstabilisante. Mais, compte tenu du professionnalisme affiché et de la culture qu'elle va prodiguer, le bouillant G pourra se concentrer sur la visite.

Son discours commence, riche et passionnant, et les touristes culturels s'extasient devant la beauté du site.

D'une voix sensuelle et avec un accent délicieux, elle déclame ainsi : "Œuvre de la dynastie des Chandella, qui connut son apogée entre 950 et 1050, les temples de Khajurâho, dont il ne subsiste plus qu'une vingtaine, se répartissent en trois groupes distincts. Ils appartiennent à deux religions différentes, l'hindouisme et le jaïnisme et réalisent une synthèse exemplaire entre l'architecture et la sculpture."
Chemin faisant, le groupe de touristes peut admirer les beautés architecturales du site.









Zélée, la charmante guide explique également à son groupe de touristes que, d'après l'hindouisme, il existe quatre fins (buts) à l'existence humaine :

1- le Kama
2- l'Artha
3- le Dharma
4- et la Moksha

Kama étant le dieu de l'amour, en Inde, ce but de la vie est le plaisir. Il peut être la jouissance comme dans le "Traité de l'amour" (Kama Sutra) ou le plaisir sous diverses formes plus modérées. On y voit des analogies frappantes avec l'hédonisme grec, du cyrénaïsme à l'épicurisme.

L'Artha désigne la richesse, le pouvoir. Dans notre société de consommation et de concurrence entre les hommes et au-delà entre les nations, cette fin matérialiste (avoir plutôt qu'être) apparaît comme extrêmement moderne.

Le Dharma correspond au devoir, à la loi cosmique. Les stoïciens grecs (Zénon de Kition, Cléanthe, et autres) et romains (Sénèque, Epictète, Marc Aurèle) insistent sur le devoir de chacun de rester à sa place et de vivre sa vie conformément à son devoir, au sens de destin divin, en accord avec la nature et la raison pour atteindre la sagesse et le bonheur. Dans le Bagavit-Gita, c'est la doctrine que professe Krishna. Les Chinois de l'époque impériale rejoignaient aussi ce point de vue.

Enfin, la Moksha est la délivrance : la libération de l'âme emprisonnée dans le cycle des réincarnations. Cette finalité est caractéristique du bouddhisme et du jaïnisme selon lesquels la vie n'est que douleur, issue des désirs. Y échapper, se fondre dans le néant (ou la divinité ultime), voilà le quatrième et plus précieux but de l'existence pour l'hindouisme.

Architecture et culture sont ainsi dévoilées, expliquées, pour le plus grand bonheur des visiteurs. Mais on arrive enfin à la spécificité du site ...

Les statues que la belle guide dévoile maintenant illustrent qu'ici, à Khajurâho, c'est le dieu Kama qui eut la préférence des fidèles. Sur les murs du temple de Kandariya, on peut admirer une profusion de sculptures qui comptent parmi les plus grands chefs-d'œuvre de la plastique indienne ... et de l'érotisme tout simplement. Poitrines généreuses et dénudées, cambrures à peine drapées, couples pratiquant le coït, groupes se livrant à des orgies acrobatiques. On trouve de tout, même de la zoophilie !













Les esprits s'échauffent, des regards se croisent tantôt amusés tantôt émoustillés, et au milieu de cette émotion collective, la très belle et désirable guide reste extraordinairement impassible. Quant à G, il parcourt avidement le site, jusqu'à l'épuisement, la saturation visuelle. Au terme de la longue et très intéressante visite, il cherche de l'ombre, sur un monticule, derrière un temple, et s'assoupit. Lorsqu'il retrouve ses esprits, il fait déjà nuit et le site a été complètement évacué par le public, puis fermé par les gardiens du temple !

G se sent penaud, et se dirige à la faible clarté de la lune, jusqu'à la sortie ... sauf qu'en chemin, il aperçoit une lueur vacillante. C'est un feu de bois. Il fait demi-tour et s'approche avec curiosité. La variation de lumière semble due à des corps qui passent devant une flamme, un foyer, et l'éclipsent. Il avance discrètement, entend des mélopées. C'est un rituel nocturne, peut-être même secret, qu'il vient de surprendre ! G est maintenant tout près. Il franchit les derniers mètres en rampant et, du haut de sa cachette observe la scène. Rapidement, il reconnaît plusieurs visages croisés lors de la visite; entre autres une ou deux des hôtesses à l'entrée, une traductrice qui accompagnait un groupe d'Asiatiques, et surtout : sa guide, la magnifique Indienne, qui aurait dignement sa place aux côtés des splendides actrices de cinéma et autres Miss de ce pays.

Captivé par ses observations, G relâche son attention et, soudainement, il se sent agrippé par plusieurs mains et plaqué au sol. Simultanément, un chiffon humide est appliqué sur son visage. Il tente de se débattre quelques secondes mais ses membres s'alourdissent et il perd connaissance ...

Quand G reprend ses esprits, partiellement d'ailleurs, il est ligoté. Sa vision est encore trouble et il ne peut distinguer que de vagues silhouettes qui dansent autour de lui. Il aperçoit aussi le grand brasier dont il sent la chaleur sur son corps à travers ses vêtements. Il est attaché sur un plateau en bois de forme géométrique. Il tourne légèrement la tête pour essayer de mieux le voir. Il distingue deux triangles imbriqués, comme une étoile de David. Sa mémoire lui revient peu à peu : c'est aussi un symbole brahmanique qu'on trouve sur la plupart des temples hindous, au même titre que la svastika. Les deux triangles représentent l'union des principes féminins et masculins, lui semble-t-il ... C'est un symbole associé au démiurge, Brahma.

Mais quelque chose alerte son esprit embrumé et l'arrache à ses pensées. Plusieurs individus s'approchent de lui des poignards à la main. G a soudain peur d'être l'offrande de quelque rituel morbide. Il essaie de se débattre mais son corps est complètement paralysé par l'effet soporifique de la soma ;  la drogue psychotrope qui a été utilisée contre lui. N'arrivant ni à bouger, ni à appeler au secours, il croit sa dernière heure venue ...

Les lames s'approchent, menaçantes, et se glissent dans les replis de sa chemise, dans son pantalon. Il distingue un peu mieux les assaillants qui, à en croire leurs généreuses poitrines à peine dissimulées sous un voile humide de transpiration, sont des assaillantes.

Alors qu'il s'attend à ressentir la douleur extrême des poignards s'enfonçant dans sa chair, il se sent tiraillé de chaque côté et entend l'étoffe de ses vêtements se déchirer mais aucune goutte de sang couler. Les danseuses sont en train de lacérer ses vêtements ! Parfois, le métal froid glisse sur sa peau mais aucune sensation de déchirure ou de douleur ne vient ensanglanter l'inquiétante  situation. Le rituel étrange se poursuit inlassablement jusqu'à ce que G soit entièrement dénudé, comme un nouveau-né, exposé à la chaleur de la flamme et à la vue de toutes.

Aussitôt "délivré" de son enveloppe textile, de nombreuses mains, douces mais fermes, s'approchent de son visage et on le force à boire un breuvage chaud et très épicé. G ressent une brûlure lui glisser dans le torse, se poursuivre dans le ventre et finalement gagner tous ses membres jusqu'à leurs extrémités. Une sensation électrifiante ! Sa vision se trouble mais ses sensations du toucher sont exacerbées. Mollement, il essaie de relever la tête, ce qui provoque un vertige ... et il découvre les lambeaux de vêtements sur son corps ou éparpillés sur le plateau en étoile où il est allongé, attaché. Son visage se couvre de grosses perles de sueur, puis tout son corps. Situé exactement dans l'axe de rotation du socle en étoile de David (ou plutôt en étoile du démiurge Brahma), G découvre son pénis érigé tel le lingam de Shiva ! Il doit même s'y reprendre à deux fois car non seulement les proportions lui semblent augmentées mais en plus la couleur a viré au sombre ! Les mains ont-elles posé un onguent sur sa peau à cet endroit intime ? Sa mémoire flanche; la drogue est trop puissante. G comprend toutefois qu'au soma soporifique, qui immobilise son corps, les danseuses ont ajouté une autre drogue : un redoutable aphrodisiaque ! 


Mais "les mains", c'est désormais tout ce qu'il peut voir, n'en ont pas fini avec lui. Elles commencent à appliquer sur ses membres une huile camphrée. L'odeur est indubitable. Les drogues, la chaleur des flammes et maintenant cette huile ! Il a l'impression d'être en feu, littéralement. Dans son délire, G se croit torturé par une créature aux bras multiples mais au visage invisible, sombre, à contre-jour. Les mains remontent le long de ses quatre membres et enduisent son tronc de la même mixture camphrée. Son bassin est enduit, tout autour de son monstrueux pénis en érection. Son ventre et son torse subissent la même manipulation. G peut désormais apercevoir plus que les mains anonymes. Penchées sur ses jambes et ses bras, les officiantes à peine voilées, frottent leurs poitrines rondes sur son corps embrasé. G a l'impression que les statues du temple sont revenues à la vie, avides de chaleur et de contact charnel.

Le son des tambours accompagne maintenant les mélopées. Les danseuses tournoient autour des flammes mais G ne perçoit que de furtives silhouettes, fantomatiques. Par contre, il aperçoit maintenant une terrifiante bien que séduisante créature ! Elle a le visage de la guide indienne (celle qui faisait preuve d'une telle culture tout en arborant une apparence occidentalisée) mais celle-là est dotée de plusieurs bras ! Sa langue pendante a la couleur du sang et son regard est ... cannibale ! Ce n'est pas tout : G n'en est pas sûr, enivré qu'il est par la fièvre, les odeurs de fumée et de camphre, sans compter les effets psychotropes des drogues qu'on lui a administrées, mais la créature semble armée d'un étrange poignard et d'une coupe ! Il prend peur et s'imagine le pire : une émasculation !



L'angoisse soudaine et les drogues provoquent des hallucinations. G se croit entouré de démons et d'oiseaux de proie. Le brasier devient une flamme lointaine disparaissant derrière de sombres fumées. Le poignard incurvé, brandi par la Kali au visage de sa guide, s'approche dangereusement de son bas-ventre. G sent la lame sur sa peau. Le fil en est extrêmement aiguisé. En glissant, il tranche les poils de son ventre, de son pubis. D'un instant à l'autre, il s'attend à être cisaillé par la douleur mais le poignard contourne son sexe dressé. G relève à grand peine la tête pour voir ce qui se passe ... La déesse est en train de lui raser le sexe ! Et lorsqu'elle a terminé sa délicate manipulation, elle enserre le pénis, toujours outrageusement gonflé, d'une sorte de récipient en forme de ... vulve ? G se souvient; il a déjà vu ça dans les temples. La base du lingam est souvent un vase évoquant l'organe féminin.

La déesse se redresse et, avec ses pieds nus, se met à danser tantôt sur le torse, tantôt sur le support étoilé où est attaché sa victime. La danse est lascive, sensuelle, extrêmement érotique. Les multiples bras de la créature lui permettent simultanément d'accompagner les rotations, de se caresser les seins et de se masturber tout en gardant le regard plongé dans celui de G.

Les danseuses ne restent pas inactives. Des mains chaudes viennent caresser le corps de G. Des seins lourds et ronds, gros comme des melons, identiques à ceux des temples visités au cours de la journée, se frottent contre les membres en ébullition du captif. Chaque parcelle du corps est caressée, léchée, mordillée ... sauf le pénis.

Puis, soudainement, G sent une violente contraction dans le bas-ventre, puis une autre. Il grimace tandis que les tambours accélèrent leur cadence. La Kali saute comme un cabri au-dessus de lui, ses yeux s'écarquillent; elle trépigne d'impatience ! C'est alors qu'un jet de sperme jaillit de son sexe un bon mètre au-dessus de lui. La déesse a même le réflexe d'en gober quelques gouttes dans les airs. Les officiantes se précipitent alors autour de lui et le liquide séminal coule, coule, coule sans s'arrêter ! G n'en croit pas ses yeux. Il a l'impression d'en produire une quantité phénoménale. De quoi remplir le vase disposé à la base de son sexe et largement plus encore. Tous les fluides de son corps semblent se concentrer vers cette source inépuisable. Alors que G a littéralement l'impression de se dessécher, les officiantes récupèrent précautionneusement (et avidement) le précieux liquide de vie. L'orgasme masculin, normalement si bref, dure plusieurs minutes mais G ne peut y assister. Il s'évanouit dans cet effort surnaturel. La drogue a épuisé ses forces. Il sombre dans un profond sommeil.

Lorsqu'il reprend ses esprits, il est à l'infirmerie du site touristique. Un traducteur de la police lui raconte qu'il a été agressé par des bandits et que ces gredins lui ont tout volé, vêtements y compris, mais en oubliant mystérieusement son porte-feuille dans un petit monticule de cendres. Heureusement, grâce à sa carte de crédit, un rapatriement sanitaire lui est assuré, et tout ce qui a été volé lui sera également remboursé.

Peu après, G quitte les lieux, penaud, épuisé, littéralement vidé de son énergie. Il se demande alors s'il n'a pas tout simplement rêvé ... Il monte dans un taxi, l'âme en peine, et, en regardant machinalement dans le rétroviseur, il reconnaît un visage, un visage féminin, celui de la guide ! Avant même qu'il n'ait eu le temps de parler, la voiture fait une embardée et quitte la route de l'aéroport. Il ne rentrera pas en Europe avant d'avoir goutté à la nourriture locale ... parole de guide !!!

samedi 27 février 2016

Hôtel de charme sous les tropiques - Madame est servie ?


Arrivée à l'hôtel - La vue.

La vue est un enchantement. V'ger, la voyageuse, est totalement sous le charme de ce lieu. Elle se sent suspendue entre ciel et mer. En un seul regard, tous les tracas professionnels et la fatigue semblent s'être évaporés.


Une membre du personnel de l'accueil la conduit à sa chambre, une suite avec terrasse et vue sur l'océan, comme il se doit. Le lit est immense, très accueillant; on ne sait jamais. Coiffée d'un chapeau de paille et d'une tunique blanche vaporeuse, elle attend tranquillement sur la terrasse qu'on lui livre ses bagages.

 

Quelques minutes plus tard, les yeux perdus dans l'immensité du bleu, V'ger entend toquer à la porte. C'est le livreur de valises. Sa carrure emplit toute la largeur de la porte ! A la vue de ce jeune homme, très bien bâti, elle ne peut s'empêcher d'imaginer d'affriolantes situations. Elle l'observe quelques instants soulever les lourdes valises avec une force et une aisance fort agréables à voir.
Lorsqu'il lui demande si "Madame désire autre chose ?", elle lui répond instinctivement qu'elle voudrait bien qu'il dépose certains bagages dans la salle de bain. Elle lui tend voluptueusement son vanity et d'autres affaires personnelles qu'elle ôte d'une des valises, en prenant vraiment son temps et en usant de la transparence de sa tenue et des rayons du soleil pour capter l'attention du robuste livreur.
V'ger l'accompagne ensuite dans la pièce d'eau en le frôlant volontairement, et elle remarque immédiatement que lui aussi a les yeux baladeurs.
  

Dans la salle de bain, V'ger continue à l'aguicher en rageant les affaires qu'il lui tend, un peu embarrassé. Sentant qu'il hésite, désormais, elle prend l'initiative : "Mais ne partez pas ! Mon voyage en avion m'a terriblement courbaturé le dos."


Elle se dirige vers la vaste cabine de douche et ajoute : "Pourriez-vous me soulager un peu en me massant le haut du dos ?" suivi d'un presque plaintif "S'il vous plaît !"...
Avant que le robuste jeune homme ne puisse répondre, la belle voyageuse a laissé glisser son ample chemise translucide et se dirige, totalement nue, tout au fond de la vaste cabine de douche. Elle règle les robinets pour obtenir la température idéale. Pour accomplir cette manipulation, V'ger n'hésite "naturellement" pas à se pencher et à se cambrer un maximum. Les yeux du bagagiste en sortent presque de leurs orbites ! Puis, en le regardant langoureusement par dessus son épaule, elle lui tend un flacon de main moussant.
Forcé d'entrer dans la cabine, il se déchausse hâtivement et ôte la veste de son uniforme, ainsi que sa chemise, pour accomplir le massage demandé. V'ger est à son tour hypnotisée par le torse musclé et finement ciselé du bellâtre. Mais comme l'effeuillage ne lui suffit pas, elle prend un coquin plaisir à éclabousser (un peu) le pantalon. Le jeune homme n'a plus le choix que de se déshabiller complètement sous peine de sortir de la chambre de sa cliente avec un uniforme tout trempé.
Dans cette tenue d'Adam, il ne peut plus dissimuler l'érection qui lui brûle le bas du ventre. Un sourire de contentement se dessine alors sur le visage gourmand de V'ger.
Elle lui tourne le dos et lui indique du bout du doigt les épaules qu'il doit en principe lui masser.
Le savon liquide et l'eau se mélangent et coulent en moussant le long du dos de la voyageuse, soulignant sa cambrure et ses fesses bien rondes.
Les yeux du bagagiste suivent cette rivière de mousse et, complètement happé par le spectacle, il saisit la cliente par les hanches et s'empale en elle sans aucun préliminaire.
Sont-ce les regards échangés, l'excitation de l'une et de l'un, ou les corps rendus glissants par la savon liquide; toujours est-il que le coït commence à toute allure. Les deux protagonistes sont littéralement bouillonnants. A chaque coup de butoir du solide gaillard, des gerbes de mousse s'élèvent entre les fesses de la belle voyageuse, tels des geysers d'eau ... bouillante.
Le spectacle cocasse de ces jets et le torse musclé de son amant improvisé amusent, et ensorcellent à la fois, la voyageuse. Les yeux de la belle se rivent dans ceux de son étalon et après un intense coït, la jouissance les emporte sous la douche d'eau chaude.
Un délice, pour les yeux et pour le corps.
Affolé, car ne sachant pas combien de temps il a passé dans la chambre (et la salle de bain), le bagagiste se rhabille aussi vite qu'il peut et prend congé de sa cliente avec un rituel : "Autre chose madame ?"; ce à quoi elle répond évasivement : "Peut-être plus tard !"

Aquagym avec coach personnel - L'ouïe puis le toucher.

Après une sieste bien réparatrice, V'ger sort de sa magnifique chambre et explore l'hôtel de luxe. C'est la basse saison et elle a l'impression apaisante d'avoir tout l'espace pour elle. Soudain, son ouïe est attirée par la douceur musicale d'une fontaine. En s'approchant du grand bassin d'où provient le clapotis, elle entend plus distinctement de la musique zen. Charmée par cette ambiance aquatique et méditative, elle se glisse avec bonheur dans l'onde. 



Un sentiment de plénitude l'envahit. Subjuguée par la musique et la magnificence du lieu, elle n'entend pas approcher le maître nageur. C'est lui qui a mis la musique et qui prodigue des cours d'aquagym ou de relaxation aquatique, selon la demande de ses clients et clientes.



Voyant sa cliente isolée, le maître nageur, un bel homme bien bronzé comme il se doit, n'hésite pas à se mettre à l'eau. Il se présente et propose à V'ger un cours particulier. Bien volontiers, pense avidement la belle touriste.
Pendant toute la séance, le coach se montre très prévenant, très attentionné, en corrigeant telle ou telle position, et surtout en posant ses mains de plus en plus souvent sur le corps échauffé de la voyageuse. Au bout d'une demi-heure, l'essoufflement dans l'effort ressemblant de plus en plus à des gémissements de contentement, les mains du maître nageur (ainsi encouragé) se font carrément baladeuses. Le bikini de V'ger semble être une barrière de plus en plus franchissable. Masqués par l'onde, des doigts s'aventurent là où l'intimité de la cliente aurait dû être respectée. Mais si c'est madame qui demande ...  


La séance d'aquagym se termine et V'ger se sent tout aussi excitée que fatiguée musculairement. Le maître nageur ne peut visiblement pas sortir de l'eau lui-même car sa tenue de bain est complètement déformée par une érection de belle taille. Il indique donc à V'ger un coin du bassin qui peut s'actionner en bain à remous. Les bulles pourront dissimuler les mains aventureuses et les entre-jambes dénudées.
V'ger prend l'initiative. Elle extirpe le membre brûlant et dur du maître nageur de sa prison de textile. Il est doux dans sa main et bien large. Elle fait glisser ses doigts le long de cette colonne de chair les yeux perdus dans le vide, avec une expression presque innocente. Quiconque passerait à proximité du bassin ne pourrait voir que deux sportifs au repos après une intense séance d'aquagym. Mais dans le bouillonnement du jacuzzi, la masturbation s'intensifie et se partage. Car le maître nageur ne veut pas être en reste du toucher. Sa main caressait le dos de la belle, puis les fesses, jusqu'à se glisser dans le maillot pour mettre un doigt puis deux dans le sexe très mouillé (forcément) de la nageuse.
Les deux masturbations portent l'excitation de V'ger jusqu'à son paroxysme. Elle n'en peut plus. Alors, après un bref coup d’œil panoramique, et ne voyant personne dans les environs, elle prend une grande aspiration et plonge dans les remous. Regarde (ce) qui arrive sous les bulles, lui lance-t-elle d'un regard gourmand.
En quelques aspirations et apnées, V'ger sent le fluide vital du maître nageur jaillir de son bel organe et inonder sa gorge chaude. Elle n'en perd pas une goutte et remonte enfin à la surface pour reprendre son souffle, rassasiée. Pour le moment ...


Péché de gourmandise - Le goût.

La journée a formidablement bien commencé mais V'ger est un peu fatiguée. Elle décide donc de ne pas prendre son diner dans la grande salle du restaurant de l'hôtel. Elle préfère se faire livrer un plateau gastronomique dans la chambre et se coucher tôt.

Elle passe la commande par téléphone et, à l'heure prévue, un serveur lui livre un beau plateau; les assiettes accompagnées de verres de vin. Tout est succulent ! Les papilles de la voyageuse sont délicatement titillées. De plus, le vin est excellent et ne tarde pas à monter à la tête de la belle. Elle prendrait bien un "dessert".

Osera-t-elle ?
Le serveur est au garde à vous, très aimable depuis le début du repas, très appétissant aussi ...

Alors qu'il a fini de desservir et s'apprête à quitter sa cliente, celle-ci, sans se lever sa chaise, pose ses mains sur son bas-ventre et commence à caresser le jeune homme qui reste figé de surprise. Sentant une bosse gonfler sous l'étoffe, V'ger intensifie son geste puis ouvre la braguette du pantalon pour libérer le membre gonflé de désir. A la vue de cette colonne de chair déjà humide, elle sait que le dessert sera délicieux. Tout en continuant sa caresse, V'ger susurre au serveur en le tutoyant : "J'adore te caresser avec les mains, te toucher est vraiment agréable.". Cette phrase fait un tel effet au jeune homme que le sexe semble gonfler encore plus, durcir comme du bois et son gland prend une couleur rouge vif ! 

Sans plus attendre, V'ger succombe à la tentation et entame la dégustation. Sa langue glisse de la base du phallus jusqu'au sommet. Quand elle y arrive, elle joue avec ses lèvres sur la pointe du gland aussi appétissant qu'une grosse fraise. Elle s'imagine la chantilly qui pourrait en surgir si elle insistait trop. V'ger gobe la tête rouge et enfonce le sexe au plus profond de sa gorge chaude.  
Ces va-et-vient excitent tout autant celle qui les exécute que celui qui les subit.
Pour aromatiser le geste, V'ger tend la main vers le plateau de pâtisseries qu'elle avait jusque là délaissées. Elle trempe ses doigts dans une crème puis en badigeonne le membre dressé qu'elle tient dans son autre main. Hum ! Miam ! pense-t-elle. Et elle s'empresse de lécher le tout avant de recommencer avec un peu de coulis de chocolat cette fois. Ses papilles sont au paradis. Cet étalon dans sa bouche et toutes ses saveurs qui se bousculent sur sa langue, ses lèvres et jusqu'au fond de sa gorge. Elle est en extase. Et lui aussi. Sa jouissance est une fontaine ! Elle en boit chaque goutte tel un nectar jaillissant de la corne d'abondance.

Le serveur quitte les lieux dans un état second et V'ger peut bientôt s'endormir profondément, comblée par cette première journée. Elle a hâte d'être à demain !

Baignoire avec des pétales de rose - L'odorat.


V'ger s'est offert une grasse matinée. Fourbue par son long voyage en avion et par sa pétillante première journée, elle s'éveille doucement, voluptueusement. Le matin est calme, la lumière douce et elle savoure les odeurs fraîches du matin. Les fleurs en contrebas de son balcon s'ouvrent et libèrent leurs fragrances. Les oiseaux entament leur concert. Comme ces sensations sont apaisantes !
V'ger ouvre la baie vitrée et, nue comme Eve, avance délicatement sur la terrasse en caillebotis, cirée et brillante. Des pétales de rose ont été déposés par le personnel. Quelle délicate attention ! Quelqu'un de reconnaissant et d'attentionné pour cette cliente qui, il est vrai, sait remercier le personnel très généreusement. Le parfum est enivrant !
V'ger se laisse glisser agréablement dans le jacuzzi frémissant. Les bulles chatouillent son épiderme et réveillent son corps naturellement torride. Les jets d'eau alternatifs s'insinuent entre ses cuisses tandis que l'odeur des roses se fait de plus en plus entêtante, presque enivrante. V'ger écarte ses jambes fuselées et se laisse caresser un moment par l'eau chaude de son bain.
L'excitation monte en elle et elle adjoint une caresse plus personnelle, avec sa main douce et experte. Ses doigts glissent sur les lèvres qui se gonflent peu à peu de désir. Elle s'attarde sur le clitoris, pendant de longues et savoureuses minutes. Peu à peu, elle perd la notion du temps, s'ouvrant totalement à ses sens : le toucher, forcement, mais aussi l'odorat. V'ger gémit de plus en plus fort mais, heureusement, ses soupirs sont masqués par le bouillonnement du jacuzzi. Consciente de cette aubaine, elle ne se retient plus. Elle intensifie sa caresse et aventure ses doigts au plus profond de son sexe terriblement excité par la caresse. Ô comme elle aimerait à cet instant que son compagnon secret soit là pour l'emplir toute entière ! Le simple fait de penser à celui qui doit la rejoindre demain la met dans un état incroyable. Elle mêle ses souvenirs ardents à la caresse débridée et V'ger jouit brutalement, secouée par des spasmes répétés.
Le vertige est intense et il lui faut de longues minutes pour retrouver ses esprits. Elle a hâte que son étalon la rejoigne enfin. Leurs vies professionnelles respectives sont telles qu'ils ne peuvent qu'occasionnellement se croiser lors de lointains voyages. Mais lorsqu'ils se croisent ... Hum ! Demain, il sera là !


Alors, prudemment, V'ger va contenir sa libido et profiter de cette ultime journée avant les retrouvailles pour se rendre encore plus désirable. Visite chez l'esthéticienne, chez la coiffeuse, etc. Demain, elle sera irrésistible et ... insatiable !

Enfin, tu es là ! - Les cinq sens


Très tôt le lendemain matin, V'ger descend sur la plage encore déserte, au bas de la falaise arborée. Celle-ci est surplombée par l'hôtel de luxe qui a été construit au sommet et qui semble être suspendu entre ciel et mer, pour le plus grand plaisir de ses chanceux clients. Un bel étalon est allongé sur le sable chaud, au pied de la falaise, à l'ombre d'un filaos.
Reconnaissant cette silhouette, elle s'approche innocemment et lui dit simplement que le climat et le lieu paradisiaques se prêtent bien pour se laisser aller. Une proposition très alléchante qui procure déjà quelques délicieuses sensations, des fourmillements dans le (bas-)ventre aux deux interlocuteurs.
Regard complice et sourire en coin éclairent le visage de celui qu'elle attendait. C'est lui qu'elle surnomme affectueusement G (parce qu'il sait très bien le trouver, ce fameux point éponyme).  
Le soleil a déjà eu le temps de réchauffer le corps viril allongé devant elle, sur une large serviette posée le sable. D'un geste accueillant, G invite V'ger à la rejoindre et, tandis qu'elle s'accroupit après avoir jeté un dernier regard aux alentours, il ôte son bermuda de bain et dévoile son sexe déjà tendu par le désir.
C'en est trop pour V'ger ! Cette colonne de chair dressée est un appel à la gourmandise ! Politesse oblige, elle embrasse d'abord cette bouche sensuelle qu'elle aime tant mais sa main et son esprit sont déjà à l'étape suivante, celle consistant à déguster l'objet de ses désirs (qui lui aussi a un surnom : Priape !).
Les langues se nouent, se caressent, une bouche aspire, l'autre mordille. Elle n'en peut plus d'attendre. Elle veut Priape dans sa bouche. Reprenant une profonde inspiration, V'ger abandonne la bouche de G et plonge entre les cuisses de son amant itinérant. Hum ! Le voilà enfin son divin étalon. A chaque fois, il lui fait l'amour comme un dieu et elle en redemande, toujours plus, toujours mieux.
Elle va faire monter son désir à lui. Elle sait exactement ce qu'il aime !
V'ger entame une langoureuse fellation dont elle a le secret, dégustant chaque centimètre carré de chair rose avec un appétit et un plaisir sans cesse renouvelés. Bientôt G aussi veut la goûter dans son intimité. Il fait glisser sa culotte de bain et la guide pour qu'elle l'enjambe et présente son sexe humide au-dessus de son visage. Voici nos deux amants engagés dans un 69 endiablé alors que le soleil monte à l'horizon. La plage est toujours déserte mais quelque promeneur matinal pourrait bien les surprendre dans cette position cavalière. Cavalière ... justement. V'ger a désormais envie de chevaucher son étalon. Elle échappe à son emprise, redresse son buste et fait glisser son bas-ventre sur le large torse, vers le bassin où un monument de chair se dresse majestueusement. Simplement drapée de son paréo, V'ger s'empale sur le sexe gonflé à l'extrême de son amant vigoureux. Elle se sent soudainement emplie, les parois de son vagin serrées contre la colonne de chair qui s'insinue en elle. Et ce pal s'enfonce jusqu'au bout, tout au fond, butant même sur le col de l'utérus. Il lui faut quelques secondes pour reprendre son souffle et ensuite, elle commence la chevauchée. V'ger soulève son bassin, et s'empale à nouveau, de plus en plus rapidement, de plus en plus violemment. C'est un piston qui s'enfonce en elle ! Stimulée par les retrouvailles tout autant que par l'endroit insolite où ils peuvent être surpris à tout instant, elle ne met pas longtemps pour jouir de tout son soûl. Il la rejoint dans l'extase dès qu'il sent les spasmes de l'orgasme, les parois du vagin l'aspirer comme si une main voulait l'attirer de toutes ses forces vers l'intérieur de sa douce partenaire.
V'ger, qui tournait le dos à G durant la folle cavalcade, fait lentement pivoter son visage par-dessus l'épaule et susurre entre ses dents : Aujourd'hui, je t'invite !


J'invite un ami à ma table ... de massage - L'apothéose des cinq sens


Après les ardentes retrouvailles sur la plage, un lieu bien insolite pour qui souhaite un minimum d'intimité, les deux amants retournent chacun dans leur chambre; sans oublier de se donner rendez-vous pour le déjeuner.

V'ger profite de l'intermède pour tout organiser du reste de l'après-midi. Elle a pris les dispositions nécessaires et entend bien se montrer généreuse tant son G le lui rend bien, en nature.

Quand elle annonçait l'inviter, ce fut d'abord à sa table, pour le déjeuner.
Mais ensuite, l'invitation se répéta à la table ... de massage.

Au crépuscule, romantiquement éclairés par une multitude de bougies parfumées, V'ger et G sont accueillis dans le magnifique spa (sanitas per aquam) de l'hôtel par deux non moins magnifiques jeunes femmes. V'ger les a choisies sensuelles et métissées, connaissant les goûts de son amant. Elle l'observe du coin de l’œil, et constate amusée qu'il est légèrement troublé, se demandant pourquoi elle lui inflige cette délicieuse tentation alors qu'il aimerait tout simplement la posséder elle.

Les deux masseuses sont sobrement habillées d'une blouse blanche, boutonnée sur le devant, au col en v. Elles conduisent V'ger et G jusqu'à la salle de massage, ouverte face au bassin à remous du spa, dont la plage est constellée de pétales de rose. Après quelques explications sur le déroulement de la séance, elles sortent un moment pour qu'ils se dévêtissent. A leur retour, V'ger et G sont sagement allongés sur leur table respective couverts par une simple serviette autour de la taille.

La masseuse choisie par V'ger est claire de peau, dotée d'une fine silhouette, avec un visage d'éternelle adolescente; les pommettes hautes et les joues rondes. Un faux air de Jessica Alba.
Celle qui va s'occuper de G a la peau mâte et les cheveux noirs. Son décolleté laisse entrevoir une poitrine généreuse où les yeux de G ne peuvent s'empêcher de plonger. Lorsqu'il se rend compte que V'ger l'observe, il est soudain gêné mais sa douce amie le rassure d'un sourire conciliant (et amusé).

Les masseuses couvrent les deux clients d'une grande serviette éponge qu'elles n'ôtent que partiellement durant la séance, massant successivement chaque partie du corps. Le massage est d'inspiration ayurvédique, c'est-à-dire avec des huiles parfumées chauffées dans un petit récipient en terre cuite, à la flamme d'une bougie.

Les odeurs épicées, la lumière tamisée et l'ambiance zen se combinent pour rendre cette séance très agréable. Les mains sont expertes et les masseuses fort agréables à regarder; ce qui contribue forcément à rendre ce moment très plaisant.

Elles commencent par une jambe, massant la plante des pieds, remontant le long du mollet puis forçant davantage pour détendre les muscles de la cuisse, jusqu'au bas des fessiers. Une jambe ayant été massée, elle est recouverte par l'épaisse serviette éponge et c'est au tour de la seconde jambe d'être massée, du pied au fessier. Puis vient le tour du dos. Là,surtout pour G, les masseuses doivent s'employer plus énergiquement. Elles utilisent le poids de leur corps, penchées sur leurs clients. Il y a des effleurements, la respiration se fait plus profonde, la peau des masseuses se couvre de perles de sueur. Les mains glissent et les muscles se détendent. G ouvre les yeux de temps en temps et, au travers du repose-tête de la table de massage, observe la masseuse qui lui donne ces agréables sensations. Ses pieds sont nus, ses ongles manucurés et finement peints, ses chevilles fines et les mollets galbés. Il se dit qu'il aimerait bien glisser sa main plus haut, entre les cuisses humides de sueur ... mais il réalise soudain que ses pensées s'égarent, que la cible de son désir est juste là, à côté de lui, sur la table voisine. Il est troublé par ses propres pensées.
Et pendant tout ce temps, à côté de lui, V'ger exulte, coquine. L'effet produit est exactement celui qu'elle voulait provoquer. Elle connaît parfaitement le corps de son amant. Elle sait lire les imperceptibles mouvements, entendre la respiration qui s'accélère. Elle a parfaitement conscience  qu'il est excité (perverse, c'est ce qu'elle voulait produire) car elle adore voir des mains de femme le masser.

Lorsque les masseuses demandent aux deux clients de se retourner, V'ger feint de ne rien voir mais la serviette de G est outrageusement gonflée par le désir. Une bosse forcément visible par les deux masseuses déforme le morceau d'étoffe. G ne sait plus ou se mettre et ferme les yeux, serre les dents dans l'espoir naïf que cela passera inaperçu ... . Professionnelles, les masseuses ne disent rien et continuent le massage : le cuir chevelu puis les épaules. G se détend et oublie presque qu'il est en érection. V'ger ouvre les yeux et d'un clin d’œil complice rassure les deux jeunes employées. Elle les encourage même à continuer.

La dernière étape du massage consiste à masser le ventre avec l'huile chaude et parfumée. Les mains glissent doucement, le bout des doigts touchant la serviette au niveau du pubis. V'ger est à son tour excitée, prête à bondir. Quand à G, n'en parlons pas, son sexe tendu a carrément soulevé la serviette tel le mât d'un navire toutes voiles gonflées.



C'est le moment. Discrètement, d'un geste, V'ger demande aux masseuses de s'éclipser et prend le relais.

Elles s'exécutent docilement en se prenant par la main, visiblement émoustillées par la situation et s'apprêtant peut-être à éteindre elles-mêmes leur feu intérieur à coups de langues ...
Mais l'esprit de V'ger n'est plus à ces charmantes complices. Elle a maintenant pour elle seule ce corps viril tout entier.

G est allongé sur la table de massage, la tête dans les étoiles après cet envoûtant massage (celui du cuir chevelu notamment), et arbore une incroyable érection.  
Comme une panthère, V'ger descend de sa table, laissant glisser sur le sol sa serviette éponge. Puis, d'un simple effleurement, elle ôte la serviette qui dissimulait à grand peine le sexe tendu de son amant. Débarrassé de ce fardeau, Priape libéré se tend encore plus, claquant sur le ventre de G comme un piège à souris.

Délicatement, V'ger saisit le membre durci pour le replacer à la verticale et commence une lente et douce masturbation des deux mains. Les va-et-vient s'accompagnent parfois de subtils coups de langue sur le gland, à la façon d'une gourmande qui dégusterait une crème glacée. G ferme les yeux et respire de plus en plus fort.

Maintenant, V'ger veut le prendre dans la bouche. Elle serre la base du pénis pour le garder le plus ferme possible, au maximum de son gonflement. Elle pose ses lèvres sur l'extrémité, puis, suavement, elle fait glisser sa bouche le plus loin possible, vers la base. A chaque aller-retour, elle s'efforce de l'enfoncer plus profond dans sa bouche, dans sa gorge. Elle utilise cet orifice comme un deuxième vagin ... mais en risquant l'étouffement.

Finalement, elle renonce à l'avaler davantage et lève les yeux vers G qui l'observait comme un fauve. Le prédateur fixe sa proie et, d'un bond, se retrouve debout, dressé contre elle. G saisit V'ger, la retourne et la plaque sans ménagement contre la table de massage. Il agrippe fermement ses fesses couvertes d'huile, les écarte et se met à lécher indistinctement les lèvres de son vagin et son anus. Il se comporte comme une bête affamée. Ses mains serrent si fort les fesses de V'ger qu'elle se sent incapable de bouger. Mais pour être honnête, à cet instant précis, elle ne voudrait être nulle part ailleurs au monde !

Le fauve n'en a pas fini avec elle. Il la redresse, se colle à son dos et la soulève pour la plaquer contre le mur de la salle de massage. Il pousse le dos de V'ger pour qu'elle se penche un peu et, tenant son pénis de l'autre main, s'enfonce en elle jusqu'à la garde d'un seul coup de rein. V'ger a l'impression d'être pénétrée jusque dans ses entrailles. Elle sent le gland de son amant taper tout au fond d'elle, avec force et rigidité. Mais elle est tellement excitée et lubrifiée que cet intense coït n'est que plaisir, plaisir bestial mais plaisir absolu.

Pendant qu'il la laboure et perle de grosses gouttes de sueur, les mains de G malaxent le dos de V'ger, étalant l'huile parfumée dont les masseuses se sont servi. Le récipient étant à portée de main, il en ajoute et transforme le dos et les fesses de V'ger en une véritable patinoire. Coquin, il s'amuse à enfoncer un doigt dans l'anus de sa belle. Les soupirs qu'elle laisse échapper sont des invitations qui le stimulent encore plus. Il glisse un deuxième doigt puis un troisième tout en continuant à lui enfoncer le sexe au plus profond de son vagin. Quand il sent qu'elle est prête à l'accueillir, il saisit son pénis et le dirige vers l'orifice étroit et la prend par derrière. Au début, il est câlin et ménage V'ger, mais l'instinct du fauve ressurgit vite et il ne la ménage plus, la cognant de l'intérieur et provoquant en elle des sensations d'une extrême intensité. Il jouit bientôt une main crispée sur un des petits seins de V'ger, l'autre caressant le clitoris qui ruisselle d'excitation.

La fauve recule de quelques pas, ayant assouvi sa faim, s'assied sur une des tables de massage puis s'allonge, repu. Mais c'était ignorer que la belle peut aussi se transformer en bête ...

Les yeux de V'ger ont changé. Ils sont noirs, extrêmement intimidants. Elle semble désormais envoûtée par quelque déesse indienne; sorte de Kali aux bras multiples, à la langue rouge et à la bouche insatiable. Elle saisit le récipient d'huile ayurvédique, épicée et chauffée à la bougie, et répand tout le contenu sur le corps de G. Puis, semblant continuer l'exécution d'un mystérieux rituel oriental, elle prend le second récipient et le verse avec précision sur toutes les parties de sa propre anatomie.

V'ger s'allonge ensuite sur le corps relâché de G et entame un torride body-body à la thaïlandaise. La réaction du mâle ne tarde pas à se faire sentir. Son sexe est à nouveau gonflé de sang et durci de désir. V'ger ne se presse pas de le consommer. Elle continue à le masser avec ses mains, avec ses petits seins très sensibles, avec tout son corps.

Puis, telle une savonnette, ou plutôt une toupie, elle se retrouve tête bêche avec son amant. Le sexe de G s'enfonce naturellement dans sa bouche tandis qu'il la saisit en pleine rotation pour coller sa bouche virile contre son sexe brûlant et ô combien humide. Mais la V'ger possédée n'abandonne pas le contrôle. C'est elle la sauvage désormais, c'est elle qui dirige le mouvement. Elle se retourne à nouveau et, amazone, s'empale sur le membre tendu, saisit le visage de G et l'embrasse goulument, presque à le dévorer. Quand les mains de son homme lui pétrissent les fesses, elle intensifie la cadence. Quand ses doigts se font explorateurs, glissant le long de la raie des fesses et s'enfonçant un après l'autre dans son anus, V'ger intensifie encore la cadence ! Elle en veut toujours plus. Elle lâche même des "Fais-moi jouir !" avec une voix méconnaissable, presque bestiale. Carrément envoûtée !

Puis, au beau milieu du coït, elle saute à terre et s'adonne à nouveau à une fellation. Ses yeux redevenant un instant humains, elle se justifie presque "Je ne l'explique toujours pas, avec toi le massage buccal est une étape obligatoire, je ne peux pas m'en empêcher !" .

Mais la déesse aux yeux noirs, insatiable, reprend le dessus. V'ger se met à quatre pattes sur le sol, comme une chatte en chaleur, et supplie G de la prendre en levrette, de toutes ses forces ! "Madame, vos désirs sont des ordres !" répond-il hypnotisé. Et il lui donne tout ce qu'elle veut, jusqu'à l'épuisement. Il la saisit fermement et s'enfonce jusqu'à la garde. Il rythme le coït vigoureusement et elle se cambre de plus en plus. Sentant qu'il est à bout de force et qu'elle n'est toujours pas rassasiée, elle attrape et sexe de G et le dirige vers son orifice le plus étroit. Elle veut vivre à nouveau l'intensité de la sodomie. Bestiale jusqu'au bout.

Le G et son Priape déchargent toute leur énergie et leur fluide vital puis s'affalent sur le sol. Epuisés. V'ger est comblée, par tous ses sens, dans tous les sens. C'est presque en rampant que l'homme se dirige vers le bassin du spa. Demain, il devra se lever tôt (dans quel état !?) pour repartir vers d'autres cieux.

V'ger, quant à elle, pourra s'abandonner à la méditation, sereine, apaisée, comblée ... en attendant le prochain rendez-vous.


vendredi 5 février 2016

A toute vitesse, sans être vus

On est debout dans une étroite cabine d'essayage, on s'embrasse et l'excitation s'intensifie avec le baiser. Je te retourne et te plaque contre le mur, je t'enlève ton pantalon et ta culotte assez sèchement, très pressé, et je m'accroupis en posant mes mains sur tes fesses. Tu te cambres pour mieux t'ouvrir tandis que ma langue glisse suavement de ton sexe à ton anus et de ton anus à ton sexe ... Tu me supplies ensuite de te pénétrer, ce que je fais avec délice. Et pendant que je m'enfonce en toi, je te caresse le clitoris avec sensualité.

Je m'enfonce en toi, profondément en toi ! Tu me sens au fond de toi, je te remplis toute entière. Et je sens les parois de ton vagin se refermer sur mon sexe, l'enserrer, l'aspirer. L'étreinte est rapide, fougueuse, animale ! Tu te mors la main pour ne pas crier et je prends un malin plaisir à te pilonner pour essayer de te faire crier, justement.

Mais le coït n'est pas fait pour durer. L'endroit ne s'y prête pas. Nous sommes l'un et l'autre secoués pas l'orgasme, simultanément. Quelques secondes à peine pour reprendre nos esprits et il faut déjà se séparer, sans être vus, à toute vitesse.