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dimanche 15 septembre 2019

Noir désir

Voilà plusieurs semaines que je n'étais plus sorti en « chasseur solitaire » dans ces bars musicaux où l'on fait toujours des rencontres sensuelles quoiqu’éphémères.

Décontracté et bien décidé à m'amuser, j'entrai dans ce temple des nuits tropicales après avoir salué les portiers qui me reconnaissaient comme un habitué des lieux. Dès l'ouverture de la porte insonorisée, la musique pénétra ma poitrine, et mon corps entra en vibration avec ce lieu de débauche. Je lançai un regard complice au patron du bar, aux manettes de la table de mixage derrière son comptoir,  qui me rendit un sourire. Ensuite, je m'enfonçai dans la salle (un long couloir bondé menant à une piste de danse tout aussi remplie de joyeux noctambules), pour me dégourdir les jambes autant que pour observer qui le hasard avait conduit dans ce lieu le soir où je me décidai à me dévergonder.

Je reconnus une superbe femme à la peau d'ébène que j'avais déjà croisée à la plage et ici même, en compagnie d'autres beautés tropicales. Sans me presser, je me dirigeai d'abord vers le comptoir du bar pour commander une boisson douce et alcoolisée comme je les aime. D'après mes sources, la belle était mariée à un homme riche de la côte, un médecin et/ou propriétaire de plusieurs immeubles. Je l'approchai sans gêne aucune et, adossé au mur juste à côté d'elle, j'entamai la conversation malgré la musique assourdissante. Je commençai par lui dire que je l'avais déjà remarquée, en précisant même quelques lieux pour prouver que je n'étais pas qu'un beau-parleur, et j'enchaînai en la couvrant de compliments sur sa beauté, avec la plus absolue sincérité. Troublée mais visiblement gênée, elle me répondit qu'elle était mariée et me rabroua même ostensiblement en me montrant qu'elle était accompagnée par une autre personne, typée européenne. Je me dis intérieurement qu'il s'agissait soit d'une amie de la famille soit carrément de sa belle-sœur. Qu'à cela ne tienne; je m'éloignai pour finir mon verre tout en admirant les danseurs et danseuses sur la piste. Un peu plus tard dans la soirée, je profitai d'un moment pendant lequel la "dame de compagnie" était engagée dans une conversation, pour m'approcher à nouveau de la déesse africaine qui avait stimulé mon désir. Au culot, je me collai discrètement à elle, mon flanc contre son dos, et je sortis de ma poche une très sobre carte de visite avec simplement mon prénom et mon numéro de téléphone. Au contact de mon corps, elle tourna légèrement le visage et me reconnut aussitôt. Ma main effleura la sienne et je lui transmis la carte de visite. A ma grande satisfaction et, je dois l'avouer, à ma surprise, elle saisit fermement la carte et la glissa dans son pantalon qui moulait sa cambrure affriolante. Désormais, il ne me restait plus qu'à attendre.

Quelques jours plus tard, je reçus un coup de téléphone d'un numéro caché. Une fois de femme avec un léger accent subsaharien s'adressa à moi. La déesse d'ébène était au bout du fil. Elle était un peu gênée et trouva un prétexte peu crédible pour entamer la conversation. Elle prétendait vouloir se confier mais ne sachant pas à qui parler, elle avait choisi l'option du sympathique inconnu. Qu'à cela ne tienne, je lui prêtai une oreille attentive, posant des questions à chacune de ses pauses, lui permettant d'exaucer sa demande. Elle conclut en disant que cela lui avait fait du bien de parler. Je lui proposais alors de me rappeler si elle voulait à nouveau se confier et je lui donnai également mon adresse si elle préférait qu'on se parle de vive voix.

Une ou deux semaines s'écoulèrent calmement jusqu'à ce qu'une fin d'après-midi, de retour d'une séance de sport, quelqu'un tapa à la porte de mon appartement. Sortant à peine de ma salle de bain, je regardai d'abord par le judas optique de la porte avant d'ouvrir. Je reconnus immédiatement la beauté du bar musical ... ce qui me provoqua quelques frissons dans le bas du ventre. J'ouvris la porte et elle se glissa
immédiatement, avec empressement, à l'intérieur; soulagée de n'avoir été vue par personne. Elle me découvrit ainsi, torse nu, avec simplement une serviette nouée autour de la taille. De visiblement stressée qu'elle était en entrant, son visage prit instantanément une toute autre expression ; celle de la gourmandise.

Pour entamer la conversation, je plaisantai en utilisant une expression parodique une expression des Guignols : « Désolé pour la tenue, je sors de ma douche ». Elle sourit, totalement détendue, et devint vite tactile en posant ses mains d'ébène sur mon torse ruisselant. Je sentis alors une agréable chaleur inonder mon entrejambes. Je pris l'initiative et commençai à dégrafer son chemisier blanc. Je découvris avec délice sa poitrine parfaite, un peu trop ronde et ferme pour être naturelle, sans doute un cadeau de son riche époux, qui n'avait nul besoin de soutien-gorge pour défier la pesanteur. Elle se colla à moi avec un zeste de pudeur et je posai ma bouche dans son cou pour la caresser du bout de la langue. Nous échangeâmes un baiser extrêmement sensuel, torride, accompagné de la caresse de ses ongles dans mon dos, ce qui me donna des décharges électriques le long de la colonne vertébrale.

Sitôt notre baiser échangé, je lui pris la main et l'entraînai dans la salle de bain. Je terminai de la déshabiller faisant glisser son jean moulant, lui ôtant ses sandales à talons et terminant par un string mettant en valeur la courbe de ses fesses. Dans le même temps, elle défit le nœud qui maintenait la serviette autour de mes hanches et put ainsi découvrir mon érection.

Elle voulut se saisir de mon sexe mais je décidai à prolonger le désir en l'invitant à entrer dans la baignoire. Je réglai la température de l'eau et, d'une main, je commençai à la mouiller des épaules jusqu'aux pieds tandis que, de l'autre main, je me saisis d'un flacon de Saforelle. J'entrepris alors de laver chaque centimètre carré de son corps, pour mieux le découvrir et faire monter l'excitation. Elle se laissa faire, transportée par la caresse glissante, se doutant bien qu'elle pourrait tôt ou tard goûter à mon sexe dressé.

Après avoir savonnée ma visiteuse jusque dans les plus intimes recoins de son corps, je la rinçai le plus délicatement possible. Je m'attardai volontairement, avec le jet d'eau chaude, sur son sexe et ses fesses puis c'est ma langue qui prit le relais. Je lui prodiguai un cunnilingus savoureux et, comme elle me présenta sa croupe en se cambrant d'extase, ma langue feignit d'hésiter entre son vagin et son anus avant de se concentrer sur ce dernier. Comme je pointai ma langue vers cet orifice serré, elle ondula d'avant en arrière dans un simulacre de sodomie. Il était grand temps de passer aux choses sérieuses.

J'arrêtai la douche, l'enveloppai d'une serviette éponge et la portai sur mon lit. Aussitôt déposée, elle se mit spontanément à quatre pattes. Je lui saisis les fesses et poursuivis avec fougue mon anulingus jusqu'à la sentir incandescente. Puis, je m'allongeai sur le dos et la guidai pour qu'elle se positionne au-dessus de moi, tête bêche. Sans attendre une seule seconde, elle se saisit de mon sexe et l'enfourna goulûment dans sa bouche ourlée. Elle aspira avec force pendant que je continuais mon va-et-vient avec la langue de son vagin à son anus. Sa succion fut d'une telle intensité que je jouis dans sa bouche sans qu'elle cesse d'aspirer. Mon érection ne vacilla même pas malgré mon éjaculation. Nous continuâmes de longues et bonnes minutes dans cette posture puis vint le moment du coït.

Je restai sur le dos et l'invitai à me chevaucher. Elle s'empala sur la colonne de chair qu'elle avait prise dans sa bouche avec fièvre. Je la laissai imprimer sa cadence lui faisant confiance pour trouver le rythme lui apportant le plaisir maximum. Pendant ce temps, mes mains caressèrent ses magnifiques seins puis ses fesses rondes et galbées. J'aventurai mes doigts jusqu'à son anus et en enfonçai un avec douceur. Elle me susurra des « Fais moi jouir ! » qui me mirent dans un état proche de l'ébullition. Le vertige du plaisir ne tarda pas à nous emporter tous les deux.  J'éjaculai une deuxième fois tandis que je sentis son vagin se serrer et convulser comme si une main ferme m'attrapai de l'intérieur et voulait me tirer au plus profond d'elle.

Nous restâmes longtemps allongés l'un à côté de l'autre. J'en profitai pour admirer sa silhouette d'ébène et les reflets de la lumière sur sa peau humide. Finalement, les heures avaient passé et elle dut me quitter pour rejoindre son foyer. Mais elle promit de revenir me voir dès que possible après m'avoir gratifié d'un dernier baiser.

jeudi 8 mars 2018

Zen au Zenana

Après une interminable croisade pacificatrice de trente années, le Marquis-Siridar est enfin de retour chez lui. 

Au cours de cette épopée, il s'est rendu maître de dizaines et de dizaines de systèmes solaires, il a obtenu l’allégeance des Seigneurs des étoiles voisins et ramené un butin très varié (matériel et humain) dans les soutes de ses vaisseaux de guerre. 

Mais, en son absence, les manigances se sont multipliées sur son propre monde et dans les sphères du pouvoir. La situation lui échappe au cœur même de son palais. Une génération entière de potentiels héritiers, d'épouses traîtresses et de courtisanes manipulatrices, sans compter de nombreux et avides prétendants, ont pris possession du centre du pouvoir. Il est plus que temps de réagir et de reprendre le contrôle ! 

Après avoir participé incognito aux Jeux Funèbres commémorant son propre décès, et en être sorti incroyablement victorieux, le Marquis va commencer sa reconquête par le "palais au centre du palais", le Gynécée, le Zenana, plus connu sous le nom de "Palais des femmes".

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Alf se tenait gravement au coeur de l'arène, sous l'impressionnante masse du vaisseau Fleur d'Hassadan en lévitation. Les clameurs de la foule assoiffée de violence s'étaient brusquement tues. Les spectateurs privilégiés qui avaient négocié, et même arraché de haute lutte le droit d'être présents pour le sacre supposé d'un nouveau Seigneur, étaient sous le choc de la férocité qu'Alf, le vainqueur ultime, venait d'exhiber. Ce dernier rompit le lourd silence en poussa un cri de triomphe ; mais un triomphe toujours mêlé d'une rage écumante. L'armure qu'il revêtait était couverte du sang et des lambeaux de chair de ses rivaux vaincus, tous des usurpateurs, désormais fracassés, déchiquetés, éparpillés. Pourtant, en cet instant, le vainqueur des Jeux Funèbres, n'avait toujours pas cessé d'être telle une bête fauve. Ses yeux étaient injectés de sang, et son sang gorgé d'adrénaline et des multiples substances (hormones naturelles et stimulants synthétiques) qu'il avait endocrinées pendant son combat. Dans cet état, il aurait pu massacrer quiconque se serait présenté devant lui. Tel un Berseker sous l'emprise de drogues de combat, il n'avait pas encore recouvré ses esprits. Les substances, émises par des glandes nano-chirurgicalement modifiées, bouillonnaient dans ses veines. Même la victoire n'avait pas apaisé sa colère vengeresse et dévastatrice.

Bien que blessé, rendu amnésique et complètement défiguré par l'attentat dont il avait été la cible -un attentat qui avait éradiqué tout son état-major-, il était revenu d'entre les morts. Il avait même progressivement retrouvé toute sa mémoire durant les Jeux.

Instinctivement, Alf déclencha mentalement son auréole identificatrice : celle du Marquis de Calypso, Seigneur de la Marche Impériale éponyme. Ce dispositif inviolable, garanti par la Loge Tekno, ne souffrait aucun doute. Le maître des lieux reprenait possession de son domaine. Il commanda à sa garde prétorienne : "Attrapez-les tous !" et celle-ci réagit sans réfléchir, prompte à obéir à nouveau au seigneur légitime du Palais. Les soldats impériaux se déversèrent depuis l'aile d'Arès -située au nord-est- et investirent totalement la vaste cour intérieure, aménagée en arène à l'occasion des Jeux Funèbres. Grâce à des "grenades d'emprisonnement", tous les spectateurs furent arrêtés, sans exception, pour être ultérieurement soumis à des interrogatoires. Captifs dans leurs bulles de stase flottantes, les rapaces sans vergogne qui croyaient se délecter sur le dos du cadavre allaient apprendre à leurs dépens, certains douloureusement, que Son Absente Majesté était non seulement toujours vivante mais plus que jamais coriace ; et désormais impitoyable.

Une fois les intriguants potentiels maîtrisés, puis rassemblés dans les cachots profonds du Palais, le Marquis se dirigea vers le sud de l'arène, seul, n'hésitant pas à piétiner les cadavres des ennemis terrassés. De son pas extrêmement décidé, engoncé dans son armure Terminator, il atteignit pesamment l'escalier monumental qui conduisait à l'aile sud -dite d'Aphrodite- c'est-à-dire au gynécée. Ses épouses, choquées ou ravies par le spectacle du mâle dominant qui venait de reprendre brutalement possession de son domaine, ne pouvaient plus que l'y attendre, soumises et tremblantes, craignant peut-être pour leur vie et donc prêtes à tout pour l'accueillir dans leurs meilleurs atours.

Depuis leurs mariages, pour pure raison d'Etat, elles y vivaient toutes cloîtrées. Cloîtrées mais quand même interconnectées avec le monde du dehors. D'ailleurs, faute d'un monarque présent pour gérer la Marche, c'était bel et bien depuis "le palais dans le palais" que les décisions avaient été progressivement prises au cours de ces interminables décennies belliqueuses. 

Le Palais du Seigneur de Calypso, en vue aérienne
Zenana (aile d'Aphrodite) au sud, caserne de la garde prétorienne (aile d'Arès) au nord-est

La façade extérieure, au sud du Zenana, donnant sur la ville


Alf monta les premières marches basaltiques de l'escalier monumental en frappant lourdement le sol de ses bottes biométalliques mais, très vite, l'impatience le gagna et il actionna son propulseur dorsal pour se poser directement devant les portes de pierres du Zenana. Il observa un bref instant les bas-reliefs qui ornaient les parois coulissants : des scènes de volupté inspiréés de l'antique Kajuraho mais aussi des figures menaçantes, de gardiennes mythologiques ou bien réelles comme Shade ...
"Shazam, ouvre-toi !" ordonna "l'époux des cinquante et une" en actionnant à nouveau son auréole identificatrice. Et le sas aux portes de pierres lui obéit.

Une fois à l'intérieur, le Marquis Alf s'extirpa à la hâte de sa lourde armure. Aussitôt, une forêt de tubes flexibles jaillirent des murs, menaçants, et l'auscultèrent, prêts à l'emprisonner s'il ne répondait pas aux critères d'admission très stricts, programmés de longue date.

Reconnu par le gardien d'amarante, l'homme au visage marqué par de nombreux combats avança vers une seconde porte. Elle se découpait dans le mur du fond : un cadre ovoïde fermé par un rideau de texture organique, mouvant et pouvant évoquer une forme humaine drapée d'ample robe. Cette étrange membrane était capable d'identifier les éventuels intrus et de les engluer jusqu'à ce que la sécurité les évacue. Le coeur palpitant extrêmement fort à cause des drogues de combat, Alf ne put rsister à son empressement. Il fonça la tête la première et déchira cet hymen symbolique.


Une fois à l'intérieur, il fut littéralement douché et stérilisé par les systèmes automatiques car tous les capteurs du gynécée avaient détecté ses innombrables meurtrissures, les projections de sang (celui de ses ennemis, surtout) et autres poussières de l'arène susceptibles d'apporter des impuretés à l'intérieur du Zenana.

Quand il pénétra enfin dans le couloir principal, vêtu de haillons et dégoulinant de douches antiseptiques parfumées, Alf fut accueilli par une haie de servantes, de courtisanes et d'épouses, en apparence toutes plus dévouées les unes que les autres et ô combien heureuses de pouvoir à nouveau étreindre leur légitime époux. Il s'apprêtait à connaître un bain de foule ... inoubliable.

Réflexe de mâle étalon : avant de faire le premier pas, il plongea la main dans le bénitier distributeur de pilules Afro et en avala goulument une poignée ...


[A SUIVRE...] 

Sources d'inspiration :

Cône d'intimité, sonore mais aussi visuelle, selon le souhait des utilisateurs (technologie Tekno)
Beautés réservées au seul maître du Palais


Innombrables cours intérieures et jardins d'ornement, de senteurs et de douceurs exquises, peuplés par les épouses et les concubines mais aussi quelques rares serviteurs du genre "neutre"


Pour accueillir le Marquis si longtemps absent, et surtout ô combien terrifiant dès son retour, les épouses vont déployer tous leurs atouts pour s'attirer les bonnes grâces du Seigneur 

Mais les intrigues ne s'arrêteront jamais ... tant qu'il y aura du pouvoir concentré dans les mains d'un seul ou de quelques-uns, il y aura des rivalités incessantes pour s'en emparer, par la force ou par la ruse.

vendredi 30 septembre 2016

Voyage oriental

 

La traversée du désert jusqu'à la ville marchande où nous pourrions écouler notre précieuse marchandise était harassante. Des journées entières à dos de chameau, sous le soleil brûlant; et des nuits glaciales à dormir sous les étoiles. Le corps entier portait les stigmates de l'épreuve. La peau déshydratée se recouvrait d'innombrables ridules marquant les visages comme si on vieillissait d'une année en un jour, d'une décennie en une semaine, avec la fatigue qui s'accumulait. Mais le pire, c'était quand le vent se levait. Le sirocco nous desséchait littéralement avant que la véritable plaie tombe sur nous : la tempête de sable. Nous avions beau nous couvrir les visages, le sable fin s'insinuait partout. J'avais l'impression que des fourmis brûlantes envahissaient mes vêtements et venaient m'infliger une torture sur la peau.
Mais nous avons survécu, grâce à l'expérience immémoriale des caravaniers. Ces hommes aguerris, d'une patience et d'une endurance extrêmes, ont su mener notre convoi jusqu'à bon port.


Une fois sur place, les tractations marchandes furent réglées traditionnellement, avec des négociations interminables (mais aisément supportables pour qui venait d'affronter le désert pendant des semaines) et les profits générés à la hauteur de nos espérances et des souffrances endurées.

Confortablement enrichi, j'allais pouvoir me détendre dans l'un des établissements recommandés par mes compagnons voyageurs. Vu le bénéfice engendré par mon affaire, je choisis le plus cher et le meilleur de tous.

Il s'agissait d'un hammam mais d'un style assez particulier. Ordinairement, hommes et femmes étaient obligatoirement séparés mais, dans celui-ci, un personnel féminin très accueillant offrait ses services et ses charmes aux riches commerçants et voyageurs qui faisaient parfois le déplacement dans cette ville uniquement pour goûter aux fruits de ce verger.

Après m'être acquitté des formalités d'entrée, à savoir le versement d'un sac de pièces d'argent, j'entrai dans les vestiaires de cet établissement réputé. Je me déshabillait et, couvert par un simple serviette-éponge qui me ceignait la taille, m'engageai au hasard dans les couloirs. De nombreuses pièces d'eau, garnie ou pas de vapeur, arboraient des décorations typiquement orientale. Marbre et mosaïques apportaient une aura de luxe qu n'était égalée que par la beauté des hôtesses.

Dans chaque pièce, une ou deux magnifiques brunes à la peau hâlée attendaient langoureusement qu'un homme se présentât pour bénéficier de leurs soins. Je choisis une salle de bain avec deux fleurs du désert ...

Vêtues elles aussi de serviettes ne laissant entrevoir que leurs épaules et bras nus, ainsi que leurs genoux et mollets, elle m'accueillirent très calmement, presque avec langueur. L'une d'elle s'occupa de l'eau, ouvrant les robinets d'eau chaude, et diffusant les parfums. L'autre m'accompagna jusqu'à un banc où elle me proposa de m'allonger. Nul mot ne fut échangé et tout se fit par gestes, sensuellement, dans une atmosphère extrêmement apaisante. Je m'allongeai et laissai les douces odeurs m'emplir les narines.

Mes muscles se relâchèrent et, la vapeur d'eau emplissant la pièce, mon corps se couvrit de perles de sueur. Je fermai même les yeux, prêt à m'assoupir tellement j'étais détendu. Néanmoins, d'autres soins allaient m'être prodigués. Je sentis des mains expertes dénouer ma serviette et je me retrouvai soudainement nu. Je découvris avec surprise que la chaleur ambiante avait dilaté non seulement mes pores mais aussi les vaisseaux sanguins qui irriguaient mon bas-ventre. En d'autres termes, j'étais dans une érection comme je n'en avais plus eue depuis des semaines et des semaines.

Sans aucune précipitation, les hôtesses s'employèrent à me nettoyer. Eau tiède et paillettes de savon, rinçage puis à nouveau eau chaude et mousse ... Entretemps, elles avaient comme par magie perdu elles aussi les serviettes qui les recouvraient. Je fus savonné et rincé des pieds à la tête. Je n'avais pas été aussi soigneusement nettoyé depuis que ma propre mère s'occupait de moi alors que je n'étais qu'un nourrisson ! Mais la suite ne relevait pas de l'amour maternel, plus aucun doute possible. 

Les mains glissantes et les langues entreprirent d'honorer chaque parcelle de mon corps parfumé. Tandis que l'une me massait les pieds, l'autre me caressait les cuisses tout en prenant mon sexe dans sa bouche. Puis elles échangeait la dégustation : la seconde me goba tout entier tandis que la première me caressait le torse et m'embrassait fiévreusement. Elle me firent me lever pour se coller à moi, une par devant, l'autre par derrière. Et dans les vapeurs humides et parfumées, elles ondulèrent langoureusement caressant mon corps tantôt avec leurs fesses charnues, tantôt avec leurs poitrines gonflées.

Je ne résistai pas indéfiniment et j'en saisis une par la taille alors qu'elle me tournait le dos, aguicheuse. Je la plaquai contre une vasque et la pénétrai lentement. L'autre se colla à moi par derrière et me guida pour imprimer la cadence qui plaisait le plus à sa compagne. Elle m'embrassa plusieurs fois avant de s'occuper avec autant d'appétit de son amie que je pénétrai avec de plus en plus de fougue. Le spectacle de ces deux femmes sensuelles en train de s'embrasser et de se caresser me mit dans un état extraordinaire. Je voulus sans attendre posséder celle qui avait jusque là été délaissée. Elle m'indiqua le banc et me pria de m'y asseoir. Je m'exécutai, curieux, et la suivis des yeux. Elle vint s'empaler sur mon sexe dressé sans me quitter des yeux. Sa complice prit le relais pour me couvrir de baisers.

Nos corps glissèrent ainsi de l'un à l'autre, de l'une à l'autre, jusqu'au vertige. Je ne sais plus combien de fois je jouis avec ces deux insatiables phénomènes. Et lorsqu'il ne me resta plus une goûte de semence pour les honorer ... elles me lavèrent une dernière fois avant de se retirer pour me laisser récupérer avec un broc d'eau pure et un gobelet de cuivre finement ouvragé.

Sources d'inspiration :



samedi 23 avril 2016

Rituel nocturne à Khajurâho

G  aime voyager dans les contrées lointaines et s'immerger dans des cultures différentes de la sienne. Rencontrer les gens, découvrir leur mode de vie, leur intimité si possible, en toute simplicité.  Au fil des voyages, son visage de baroudeur s'est buriné (passant du désert du Thar aux montagnes de l'Himalaya, de l'Indonésie tropicale à l'Afrique du nord, et bien d'autres régions encore). Malgré déjà une quarantaine d'années, il garde un silhouette sportive, et surtout, une âme d'explorateur.

Avec quelques affaires dans un solide sac à dos, il part à l'aventure, une fois de plus, dans le sous-continent indien. De tous les pays qu'il a visités, il en est un qui ne s'épuise jamais, grâce à sa culture multi-millénaire et à la tolérance de sa population : l'Inde !

Cette fois, G veut découvrir le site archéologique de Khajurâho. Il se situe au cœur de l'Inde ancienne, au sud d'Agra (réputée pour son extraordinaire mausolée, le Taj Mahal, un monument d'amour d'un époux veuf à son épouse favorite) et également au sud du plus saint des sept fleuves sacrés de l'Inde : le Gange.


Le voyage commence confortablement, en avion, de l'Europe occidentale jusqu'à l'une de ces métropoles indiennes où la population se compte en dizaines de millions d'habitants. La suite du périple se fait en bus. Mieux vaut confier la conduite à un professionnel car les routes et les rues de l'Inde sont réservées aux conducteurs initiés. Camions, voitures, cyclistes, piétions et ... vaches sacrées surgissent de partout, et à tout moment ! Il est vraiment dangereux de s'y risquer quand on n'est pas né dans un tel désordre routier.

Plusieurs heures et un mal au dos sont malheureusement nécessaires pour accomplir le voyage terrestre ; mais G est enfin arrivé sur place. Il trouve un hébergement de routard dans un petit hôtel et s'enquiert d'un guide pour profiter au mieux du site et en comprendre toute l'histoire et la portée culturelle. D'autres touristes étrangers, européens et asiatiques, sont également présents. Un petit groupe est constitué et bientôt, la visite peut commencer. Les hôtesses en tenue traditionnelle, belles comme des actrices de cinéma indien (toutes en rondeur et sensualité), accueillent le groupe de touristes. Une des hôtesse, souriante et aux grands yeux expressifs,  conduit G et les autres touristes jusqu'à la personne qui va leur fournir toutes les explications, en anglais (avec ce typique accent indien). C'est une superbe femme, Indienne bien évidemment, mais habillée à l'occidentale, avec un tailleur très élégant, arborant tout de même ces magnifiques cheveux noirs et cette peau hâlée qui font la spécificité et la beauté des femmes du sous-continent. Précisons qu'on trouve toutes les teintes du blanc laiteux au noir de jais, parmi les habitants de l'Inde, du Nord au Sud.

Le regard de la guide est troublant de sensualité pourtant, c'est la pudeur et la retenue, propres aux femmes de ce pays, qui émanent d'elle. D'emblée, cette personne raffinée est déstabilisante. Mais, compte tenu du professionnalisme affiché et de la culture qu'elle va prodiguer, le bouillant G pourra se concentrer sur la visite.

Son discours commence, riche et passionnant, et les touristes culturels s'extasient devant la beauté du site.

D'une voix sensuelle et avec un accent délicieux, elle déclame ainsi : "Œuvre de la dynastie des Chandella, qui connut son apogée entre 950 et 1050, les temples de Khajurâho, dont il ne subsiste plus qu'une vingtaine, se répartissent en trois groupes distincts. Ils appartiennent à deux religions différentes, l'hindouisme et le jaïnisme et réalisent une synthèse exemplaire entre l'architecture et la sculpture."
Chemin faisant, le groupe de touristes peut admirer les beautés architecturales du site.









Zélée, la charmante guide explique également à son groupe de touristes que, d'après l'hindouisme, il existe quatre fins (buts) à l'existence humaine :

1- le Kama
2- l'Artha
3- le Dharma
4- et la Moksha

Kama étant le dieu de l'amour, en Inde, ce but de la vie est le plaisir. Il peut être la jouissance comme dans le "Traité de l'amour" (Kama Sutra) ou le plaisir sous diverses formes plus modérées. On y voit des analogies frappantes avec l'hédonisme grec, du cyrénaïsme à l'épicurisme.

L'Artha désigne la richesse, le pouvoir. Dans notre société de consommation et de concurrence entre les hommes et au-delà entre les nations, cette fin matérialiste (avoir plutôt qu'être) apparaît comme extrêmement moderne.

Le Dharma correspond au devoir, à la loi cosmique. Les stoïciens grecs (Zénon de Kition, Cléanthe, et autres) et romains (Sénèque, Epictète, Marc Aurèle) insistent sur le devoir de chacun de rester à sa place et de vivre sa vie conformément à son devoir, au sens de destin divin, en accord avec la nature et la raison pour atteindre la sagesse et le bonheur. Dans le Bagavit-Gita, c'est la doctrine que professe Krishna. Les Chinois de l'époque impériale rejoignaient aussi ce point de vue.

Enfin, la Moksha est la délivrance : la libération de l'âme emprisonnée dans le cycle des réincarnations. Cette finalité est caractéristique du bouddhisme et du jaïnisme selon lesquels la vie n'est que douleur, issue des désirs. Y échapper, se fondre dans le néant (ou la divinité ultime), voilà le quatrième et plus précieux but de l'existence pour l'hindouisme.

Architecture et culture sont ainsi dévoilées, expliquées, pour le plus grand bonheur des visiteurs. Mais on arrive enfin à la spécificité du site ...

Les statues que la belle guide dévoile maintenant illustrent qu'ici, à Khajurâho, c'est le dieu Kama qui eut la préférence des fidèles. Sur les murs du temple de Kandariya, on peut admirer une profusion de sculptures qui comptent parmi les plus grands chefs-d'œuvre de la plastique indienne ... et de l'érotisme tout simplement. Poitrines généreuses et dénudées, cambrures à peine drapées, couples pratiquant le coït, groupes se livrant à des orgies acrobatiques. On trouve de tout, même de la zoophilie !













Les esprits s'échauffent, des regards se croisent tantôt amusés tantôt émoustillés, et au milieu de cette émotion collective, la très belle et désirable guide reste extraordinairement impassible. Quant à G, il parcourt avidement le site, jusqu'à l'épuisement, la saturation visuelle. Au terme de la longue et très intéressante visite, il cherche de l'ombre, sur un monticule, derrière un temple, et s'assoupit. Lorsqu'il retrouve ses esprits, il fait déjà nuit et le site a été complètement évacué par le public, puis fermé par les gardiens du temple !

G se sent penaud, et se dirige à la faible clarté de la lune, jusqu'à la sortie ... sauf qu'en chemin, il aperçoit une lueur vacillante. C'est un feu de bois. Il fait demi-tour et s'approche avec curiosité. La variation de lumière semble due à des corps qui passent devant une flamme, un foyer, et l'éclipsent. Il avance discrètement, entend des mélopées. C'est un rituel nocturne, peut-être même secret, qu'il vient de surprendre ! G est maintenant tout près. Il franchit les derniers mètres en rampant et, du haut de sa cachette observe la scène. Rapidement, il reconnaît plusieurs visages croisés lors de la visite; entre autres une ou deux des hôtesses à l'entrée, une traductrice qui accompagnait un groupe d'Asiatiques, et surtout : sa guide, la magnifique Indienne, qui aurait dignement sa place aux côtés des splendides actrices de cinéma et autres Miss de ce pays.

Captivé par ses observations, G relâche son attention et, soudainement, il se sent agrippé par plusieurs mains et plaqué au sol. Simultanément, un chiffon humide est appliqué sur son visage. Il tente de se débattre quelques secondes mais ses membres s'alourdissent et il perd connaissance ...

Quand G reprend ses esprits, partiellement d'ailleurs, il est ligoté. Sa vision est encore trouble et il ne peut distinguer que de vagues silhouettes qui dansent autour de lui. Il aperçoit aussi le grand brasier dont il sent la chaleur sur son corps à travers ses vêtements. Il est attaché sur un plateau en bois de forme géométrique. Il tourne légèrement la tête pour essayer de mieux le voir. Il distingue deux triangles imbriqués, comme une étoile de David. Sa mémoire lui revient peu à peu : c'est aussi un symbole brahmanique qu'on trouve sur la plupart des temples hindous, au même titre que la svastika. Les deux triangles représentent l'union des principes féminins et masculins, lui semble-t-il ... C'est un symbole associé au démiurge, Brahma.

Mais quelque chose alerte son esprit embrumé et l'arrache à ses pensées. Plusieurs individus s'approchent de lui des poignards à la main. G a soudain peur d'être l'offrande de quelque rituel morbide. Il essaie de se débattre mais son corps est complètement paralysé par l'effet soporifique de la soma ;  la drogue psychotrope qui a été utilisée contre lui. N'arrivant ni à bouger, ni à appeler au secours, il croit sa dernière heure venue ...

Les lames s'approchent, menaçantes, et se glissent dans les replis de sa chemise, dans son pantalon. Il distingue un peu mieux les assaillants qui, à en croire leurs généreuses poitrines à peine dissimulées sous un voile humide de transpiration, sont des assaillantes.

Alors qu'il s'attend à ressentir la douleur extrême des poignards s'enfonçant dans sa chair, il se sent tiraillé de chaque côté et entend l'étoffe de ses vêtements se déchirer mais aucune goutte de sang couler. Les danseuses sont en train de lacérer ses vêtements ! Parfois, le métal froid glisse sur sa peau mais aucune sensation de déchirure ou de douleur ne vient ensanglanter l'inquiétante  situation. Le rituel étrange se poursuit inlassablement jusqu'à ce que G soit entièrement dénudé, comme un nouveau-né, exposé à la chaleur de la flamme et à la vue de toutes.

Aussitôt "délivré" de son enveloppe textile, de nombreuses mains, douces mais fermes, s'approchent de son visage et on le force à boire un breuvage chaud et très épicé. G ressent une brûlure lui glisser dans le torse, se poursuivre dans le ventre et finalement gagner tous ses membres jusqu'à leurs extrémités. Une sensation électrifiante ! Sa vision se trouble mais ses sensations du toucher sont exacerbées. Mollement, il essaie de relever la tête, ce qui provoque un vertige ... et il découvre les lambeaux de vêtements sur son corps ou éparpillés sur le plateau en étoile où il est allongé, attaché. Son visage se couvre de grosses perles de sueur, puis tout son corps. Situé exactement dans l'axe de rotation du socle en étoile de David (ou plutôt en étoile du démiurge Brahma), G découvre son pénis érigé tel le lingam de Shiva ! Il doit même s'y reprendre à deux fois car non seulement les proportions lui semblent augmentées mais en plus la couleur a viré au sombre ! Les mains ont-elles posé un onguent sur sa peau à cet endroit intime ? Sa mémoire flanche; la drogue est trop puissante. G comprend toutefois qu'au soma soporifique, qui immobilise son corps, les danseuses ont ajouté une autre drogue : un redoutable aphrodisiaque ! 


Mais "les mains", c'est désormais tout ce qu'il peut voir, n'en ont pas fini avec lui. Elles commencent à appliquer sur ses membres une huile camphrée. L'odeur est indubitable. Les drogues, la chaleur des flammes et maintenant cette huile ! Il a l'impression d'être en feu, littéralement. Dans son délire, G se croit torturé par une créature aux bras multiples mais au visage invisible, sombre, à contre-jour. Les mains remontent le long de ses quatre membres et enduisent son tronc de la même mixture camphrée. Son bassin est enduit, tout autour de son monstrueux pénis en érection. Son ventre et son torse subissent la même manipulation. G peut désormais apercevoir plus que les mains anonymes. Penchées sur ses jambes et ses bras, les officiantes à peine voilées, frottent leurs poitrines rondes sur son corps embrasé. G a l'impression que les statues du temple sont revenues à la vie, avides de chaleur et de contact charnel.

Le son des tambours accompagne maintenant les mélopées. Les danseuses tournoient autour des flammes mais G ne perçoit que de furtives silhouettes, fantomatiques. Par contre, il aperçoit maintenant une terrifiante bien que séduisante créature ! Elle a le visage de la guide indienne (celle qui faisait preuve d'une telle culture tout en arborant une apparence occidentalisée) mais celle-là est dotée de plusieurs bras ! Sa langue pendante a la couleur du sang et son regard est ... cannibale ! Ce n'est pas tout : G n'en est pas sûr, enivré qu'il est par la fièvre, les odeurs de fumée et de camphre, sans compter les effets psychotropes des drogues qu'on lui a administrées, mais la créature semble armée d'un étrange poignard et d'une coupe ! Il prend peur et s'imagine le pire : une émasculation !



L'angoisse soudaine et les drogues provoquent des hallucinations. G se croit entouré de démons et d'oiseaux de proie. Le brasier devient une flamme lointaine disparaissant derrière de sombres fumées. Le poignard incurvé, brandi par la Kali au visage de sa guide, s'approche dangereusement de son bas-ventre. G sent la lame sur sa peau. Le fil en est extrêmement aiguisé. En glissant, il tranche les poils de son ventre, de son pubis. D'un instant à l'autre, il s'attend à être cisaillé par la douleur mais le poignard contourne son sexe dressé. G relève à grand peine la tête pour voir ce qui se passe ... La déesse est en train de lui raser le sexe ! Et lorsqu'elle a terminé sa délicate manipulation, elle enserre le pénis, toujours outrageusement gonflé, d'une sorte de récipient en forme de ... vulve ? G se souvient; il a déjà vu ça dans les temples. La base du lingam est souvent un vase évoquant l'organe féminin.

La déesse se redresse et, avec ses pieds nus, se met à danser tantôt sur le torse, tantôt sur le support étoilé où est attaché sa victime. La danse est lascive, sensuelle, extrêmement érotique. Les multiples bras de la créature lui permettent simultanément d'accompagner les rotations, de se caresser les seins et de se masturber tout en gardant le regard plongé dans celui de G.

Les danseuses ne restent pas inactives. Des mains chaudes viennent caresser le corps de G. Des seins lourds et ronds, gros comme des melons, identiques à ceux des temples visités au cours de la journée, se frottent contre les membres en ébullition du captif. Chaque parcelle du corps est caressée, léchée, mordillée ... sauf le pénis.

Puis, soudainement, G sent une violente contraction dans le bas-ventre, puis une autre. Il grimace tandis que les tambours accélèrent leur cadence. La Kali saute comme un cabri au-dessus de lui, ses yeux s'écarquillent; elle trépigne d'impatience ! C'est alors qu'un jet de sperme jaillit de son sexe un bon mètre au-dessus de lui. La déesse a même le réflexe d'en gober quelques gouttes dans les airs. Les officiantes se précipitent alors autour de lui et le liquide séminal coule, coule, coule sans s'arrêter ! G n'en croit pas ses yeux. Il a l'impression d'en produire une quantité phénoménale. De quoi remplir le vase disposé à la base de son sexe et largement plus encore. Tous les fluides de son corps semblent se concentrer vers cette source inépuisable. Alors que G a littéralement l'impression de se dessécher, les officiantes récupèrent précautionneusement (et avidement) le précieux liquide de vie. L'orgasme masculin, normalement si bref, dure plusieurs minutes mais G ne peut y assister. Il s'évanouit dans cet effort surnaturel. La drogue a épuisé ses forces. Il sombre dans un profond sommeil.

Lorsqu'il reprend ses esprits, il est à l'infirmerie du site touristique. Un traducteur de la police lui raconte qu'il a été agressé par des bandits et que ces gredins lui ont tout volé, vêtements y compris, mais en oubliant mystérieusement son porte-feuille dans un petit monticule de cendres. Heureusement, grâce à sa carte de crédit, un rapatriement sanitaire lui est assuré, et tout ce qui a été volé lui sera également remboursé.

Peu après, G quitte les lieux, penaud, épuisé, littéralement vidé de son énergie. Il se demande alors s'il n'a pas tout simplement rêvé ... Il monte dans un taxi, l'âme en peine, et, en regardant machinalement dans le rétroviseur, il reconnaît un visage, un visage féminin, celui de la guide ! Avant même qu'il n'ait eu le temps de parler, la voiture fait une embardée et quitte la route de l'aéroport. Il ne rentrera pas en Europe avant d'avoir goutté à la nourriture locale ... parole de guide !!!

jeudi 3 septembre 2015

Détente et tension

J'étais harassé par la fatigue après une année de dur labeur et de stress. Je prenais un bain de soleil sur un transat, dans un hôtel, sur une terrasse privée.
Dans mon demi-sommeil, j'ai senti des mains chaudes venir me masser, me caresser puis se glisser sous mes vêtements. Bientôt, je me suis retrouvé dénudé, exposé au soleil, offert aux caresses les plus gourmandes.
Le reste a été une longue et délicieuse dégustation. Moi dans le rôle de la friandise et toi dans le rôle de la gourmande !
A un moment, tu étais devenue glissante, mouillée et lubrifiée par le désir. Tu t'es assise sur moi et tu as joué à des va-et-vient sur mon membre gonflé, excité jusqu'à exploser, mais sans t'empaler; juste glisser et t'exciter davantage encore.
Mais ce jeu ne dura pas indéfiniment et tu as fini par planter mon sexe dressé dans tes entrailles, tout au fond de toi, te remplissant de sensations jusqu'à provoquer un orgasme tel que j'ai eu l'impression qu'une main dotée d'une poigne terrible me saisissait depuis l'intérieur de toi et voulait m'y entraîner pour ne plus en sortir !
Quel inattendu moment de tension, moi qui voulait me détendre. J'étais tout tendu ... pour ton plus grand bonheur.