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dimanche 15 septembre 2019

Noir désir

Voilà plusieurs semaines que je n'étais plus sorti en « chasseur solitaire » dans ces bars musicaux où l'on fait toujours des rencontres sensuelles quoiqu’éphémères.

Décontracté et bien décidé à m'amuser, j'entrai dans ce temple des nuits tropicales après avoir salué les portiers qui me reconnaissaient comme un habitué des lieux. Dès l'ouverture de la porte insonorisée, la musique pénétra ma poitrine, et mon corps entra en vibration avec ce lieu de débauche. Je lançai un regard complice au patron du bar, aux manettes de la table de mixage derrière son comptoir,  qui me rendit un sourire. Ensuite, je m'enfonçai dans la salle (un long couloir bondé menant à une piste de danse tout aussi remplie de joyeux noctambules), pour me dégourdir les jambes autant que pour observer qui le hasard avait conduit dans ce lieu le soir où je me décidai à me dévergonder.

Je reconnus une superbe femme à la peau d'ébène que j'avais déjà croisée à la plage et ici même, en compagnie d'autres beautés tropicales. Sans me presser, je me dirigeai d'abord vers le comptoir du bar pour commander une boisson douce et alcoolisée comme je les aime. D'après mes sources, la belle était mariée à un homme riche de la côte, un médecin et/ou propriétaire de plusieurs immeubles. Je l'approchai sans gêne aucune et, adossé au mur juste à côté d'elle, j'entamai la conversation malgré la musique assourdissante. Je commençai par lui dire que je l'avais déjà remarquée, en précisant même quelques lieux pour prouver que je n'étais pas qu'un beau-parleur, et j'enchaînai en la couvrant de compliments sur sa beauté, avec la plus absolue sincérité. Troublée mais visiblement gênée, elle me répondit qu'elle était mariée et me rabroua même ostensiblement en me montrant qu'elle était accompagnée par une autre personne, typée européenne. Je me dis intérieurement qu'il s'agissait soit d'une amie de la famille soit carrément de sa belle-sœur. Qu'à cela ne tienne; je m'éloignai pour finir mon verre tout en admirant les danseurs et danseuses sur la piste. Un peu plus tard dans la soirée, je profitai d'un moment pendant lequel la "dame de compagnie" était engagée dans une conversation, pour m'approcher à nouveau de la déesse africaine qui avait stimulé mon désir. Au culot, je me collai discrètement à elle, mon flanc contre son dos, et je sortis de ma poche une très sobre carte de visite avec simplement mon prénom et mon numéro de téléphone. Au contact de mon corps, elle tourna légèrement le visage et me reconnut aussitôt. Ma main effleura la sienne et je lui transmis la carte de visite. A ma grande satisfaction et, je dois l'avouer, à ma surprise, elle saisit fermement la carte et la glissa dans son pantalon qui moulait sa cambrure affriolante. Désormais, il ne me restait plus qu'à attendre.

Quelques jours plus tard, je reçus un coup de téléphone d'un numéro caché. Une fois de femme avec un léger accent subsaharien s'adressa à moi. La déesse d'ébène était au bout du fil. Elle était un peu gênée et trouva un prétexte peu crédible pour entamer la conversation. Elle prétendait vouloir se confier mais ne sachant pas à qui parler, elle avait choisi l'option du sympathique inconnu. Qu'à cela ne tienne, je lui prêtai une oreille attentive, posant des questions à chacune de ses pauses, lui permettant d'exaucer sa demande. Elle conclut en disant que cela lui avait fait du bien de parler. Je lui proposais alors de me rappeler si elle voulait à nouveau se confier et je lui donnai également mon adresse si elle préférait qu'on se parle de vive voix.

Une ou deux semaines s'écoulèrent calmement jusqu'à ce qu'une fin d'après-midi, de retour d'une séance de sport, quelqu'un tapa à la porte de mon appartement. Sortant à peine de ma salle de bain, je regardai d'abord par le judas optique de la porte avant d'ouvrir. Je reconnus immédiatement la beauté du bar musical ... ce qui me provoqua quelques frissons dans le bas du ventre. J'ouvris la porte et elle se glissa
immédiatement, avec empressement, à l'intérieur; soulagée de n'avoir été vue par personne. Elle me découvrit ainsi, torse nu, avec simplement une serviette nouée autour de la taille. De visiblement stressée qu'elle était en entrant, son visage prit instantanément une toute autre expression ; celle de la gourmandise.

Pour entamer la conversation, je plaisantai en utilisant une expression parodique une expression des Guignols : « Désolé pour la tenue, je sors de ma douche ». Elle sourit, totalement détendue, et devint vite tactile en posant ses mains d'ébène sur mon torse ruisselant. Je sentis alors une agréable chaleur inonder mon entrejambes. Je pris l'initiative et commençai à dégrafer son chemisier blanc. Je découvris avec délice sa poitrine parfaite, un peu trop ronde et ferme pour être naturelle, sans doute un cadeau de son riche époux, qui n'avait nul besoin de soutien-gorge pour défier la pesanteur. Elle se colla à moi avec un zeste de pudeur et je posai ma bouche dans son cou pour la caresser du bout de la langue. Nous échangeâmes un baiser extrêmement sensuel, torride, accompagné de la caresse de ses ongles dans mon dos, ce qui me donna des décharges électriques le long de la colonne vertébrale.

Sitôt notre baiser échangé, je lui pris la main et l'entraînai dans la salle de bain. Je terminai de la déshabiller faisant glisser son jean moulant, lui ôtant ses sandales à talons et terminant par un string mettant en valeur la courbe de ses fesses. Dans le même temps, elle défit le nœud qui maintenait la serviette autour de mes hanches et put ainsi découvrir mon érection.

Elle voulut se saisir de mon sexe mais je décidai à prolonger le désir en l'invitant à entrer dans la baignoire. Je réglai la température de l'eau et, d'une main, je commençai à la mouiller des épaules jusqu'aux pieds tandis que, de l'autre main, je me saisis d'un flacon de Saforelle. J'entrepris alors de laver chaque centimètre carré de son corps, pour mieux le découvrir et faire monter l'excitation. Elle se laissa faire, transportée par la caresse glissante, se doutant bien qu'elle pourrait tôt ou tard goûter à mon sexe dressé.

Après avoir savonnée ma visiteuse jusque dans les plus intimes recoins de son corps, je la rinçai le plus délicatement possible. Je m'attardai volontairement, avec le jet d'eau chaude, sur son sexe et ses fesses puis c'est ma langue qui prit le relais. Je lui prodiguai un cunnilingus savoureux et, comme elle me présenta sa croupe en se cambrant d'extase, ma langue feignit d'hésiter entre son vagin et son anus avant de se concentrer sur ce dernier. Comme je pointai ma langue vers cet orifice serré, elle ondula d'avant en arrière dans un simulacre de sodomie. Il était grand temps de passer aux choses sérieuses.

J'arrêtai la douche, l'enveloppai d'une serviette éponge et la portai sur mon lit. Aussitôt déposée, elle se mit spontanément à quatre pattes. Je lui saisis les fesses et poursuivis avec fougue mon anulingus jusqu'à la sentir incandescente. Puis, je m'allongeai sur le dos et la guidai pour qu'elle se positionne au-dessus de moi, tête bêche. Sans attendre une seule seconde, elle se saisit de mon sexe et l'enfourna goulûment dans sa bouche ourlée. Elle aspira avec force pendant que je continuais mon va-et-vient avec la langue de son vagin à son anus. Sa succion fut d'une telle intensité que je jouis dans sa bouche sans qu'elle cesse d'aspirer. Mon érection ne vacilla même pas malgré mon éjaculation. Nous continuâmes de longues et bonnes minutes dans cette posture puis vint le moment du coït.

Je restai sur le dos et l'invitai à me chevaucher. Elle s'empala sur la colonne de chair qu'elle avait prise dans sa bouche avec fièvre. Je la laissai imprimer sa cadence lui faisant confiance pour trouver le rythme lui apportant le plaisir maximum. Pendant ce temps, mes mains caressèrent ses magnifiques seins puis ses fesses rondes et galbées. J'aventurai mes doigts jusqu'à son anus et en enfonçai un avec douceur. Elle me susurra des « Fais moi jouir ! » qui me mirent dans un état proche de l'ébullition. Le vertige du plaisir ne tarda pas à nous emporter tous les deux.  J'éjaculai une deuxième fois tandis que je sentis son vagin se serrer et convulser comme si une main ferme m'attrapai de l'intérieur et voulait me tirer au plus profond d'elle.

Nous restâmes longtemps allongés l'un à côté de l'autre. J'en profitai pour admirer sa silhouette d'ébène et les reflets de la lumière sur sa peau humide. Finalement, les heures avaient passé et elle dut me quitter pour rejoindre son foyer. Mais elle promit de revenir me voir dès que possible après m'avoir gratifié d'un dernier baiser.

jeudi 8 mars 2018

Zen au Zenana

Après une interminable croisade pacificatrice de trente années, le Marquis-Siridar est enfin de retour chez lui. 

Au cours de cette épopée, il s'est rendu maître de dizaines et de dizaines de systèmes solaires, il a obtenu l’allégeance des Seigneurs des étoiles voisins et ramené un butin très varié (matériel et humain) dans les soutes de ses vaisseaux de guerre. 

Mais, en son absence, les manigances se sont multipliées sur son propre monde et dans les sphères du pouvoir. La situation lui échappe au cœur même de son palais. Une génération entière de potentiels héritiers, d'épouses traîtresses et de courtisanes manipulatrices, sans compter de nombreux et avides prétendants, ont pris possession du centre du pouvoir. Il est plus que temps de réagir et de reprendre le contrôle ! 

Après avoir participé incognito aux Jeux Funèbres commémorant son propre décès, et en être sorti incroyablement victorieux, le Marquis va commencer sa reconquête par le "palais au centre du palais", le Gynécée, le Zenana, plus connu sous le nom de "Palais des femmes".

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Alf se tenait gravement au coeur de l'arène, sous l'impressionnante masse du vaisseau Fleur d'Hassadan en lévitation. Les clameurs de la foule assoiffée de violence s'étaient brusquement tues. Les spectateurs privilégiés qui avaient négocié, et même arraché de haute lutte le droit d'être présents pour le sacre supposé d'un nouveau Seigneur, étaient sous le choc de la férocité qu'Alf, le vainqueur ultime, venait d'exhiber. Ce dernier rompit le lourd silence en poussa un cri de triomphe ; mais un triomphe toujours mêlé d'une rage écumante. L'armure qu'il revêtait était couverte du sang et des lambeaux de chair de ses rivaux vaincus, tous des usurpateurs, désormais fracassés, déchiquetés, éparpillés. Pourtant, en cet instant, le vainqueur des Jeux Funèbres, n'avait toujours pas cessé d'être telle une bête fauve. Ses yeux étaient injectés de sang, et son sang gorgé d'adrénaline et des multiples substances (hormones naturelles et stimulants synthétiques) qu'il avait endocrinées pendant son combat. Dans cet état, il aurait pu massacrer quiconque se serait présenté devant lui. Tel un Berseker sous l'emprise de drogues de combat, il n'avait pas encore recouvré ses esprits. Les substances, émises par des glandes nano-chirurgicalement modifiées, bouillonnaient dans ses veines. Même la victoire n'avait pas apaisé sa colère vengeresse et dévastatrice.

Bien que blessé, rendu amnésique et complètement défiguré par l'attentat dont il avait été la cible -un attentat qui avait éradiqué tout son état-major-, il était revenu d'entre les morts. Il avait même progressivement retrouvé toute sa mémoire durant les Jeux.

Instinctivement, Alf déclencha mentalement son auréole identificatrice : celle du Marquis de Calypso, Seigneur de la Marche Impériale éponyme. Ce dispositif inviolable, garanti par la Loge Tekno, ne souffrait aucun doute. Le maître des lieux reprenait possession de son domaine. Il commanda à sa garde prétorienne : "Attrapez-les tous !" et celle-ci réagit sans réfléchir, prompte à obéir à nouveau au seigneur légitime du Palais. Les soldats impériaux se déversèrent depuis l'aile d'Arès -située au nord-est- et investirent totalement la vaste cour intérieure, aménagée en arène à l'occasion des Jeux Funèbres. Grâce à des "grenades d'emprisonnement", tous les spectateurs furent arrêtés, sans exception, pour être ultérieurement soumis à des interrogatoires. Captifs dans leurs bulles de stase flottantes, les rapaces sans vergogne qui croyaient se délecter sur le dos du cadavre allaient apprendre à leurs dépens, certains douloureusement, que Son Absente Majesté était non seulement toujours vivante mais plus que jamais coriace ; et désormais impitoyable.

Une fois les intriguants potentiels maîtrisés, puis rassemblés dans les cachots profonds du Palais, le Marquis se dirigea vers le sud de l'arène, seul, n'hésitant pas à piétiner les cadavres des ennemis terrassés. De son pas extrêmement décidé, engoncé dans son armure Terminator, il atteignit pesamment l'escalier monumental qui conduisait à l'aile sud -dite d'Aphrodite- c'est-à-dire au gynécée. Ses épouses, choquées ou ravies par le spectacle du mâle dominant qui venait de reprendre brutalement possession de son domaine, ne pouvaient plus que l'y attendre, soumises et tremblantes, craignant peut-être pour leur vie et donc prêtes à tout pour l'accueillir dans leurs meilleurs atours.

Depuis leurs mariages, pour pure raison d'Etat, elles y vivaient toutes cloîtrées. Cloîtrées mais quand même interconnectées avec le monde du dehors. D'ailleurs, faute d'un monarque présent pour gérer la Marche, c'était bel et bien depuis "le palais dans le palais" que les décisions avaient été progressivement prises au cours de ces interminables décennies belliqueuses. 

Le Palais du Seigneur de Calypso, en vue aérienne
Zenana (aile d'Aphrodite) au sud, caserne de la garde prétorienne (aile d'Arès) au nord-est

La façade extérieure, au sud du Zenana, donnant sur la ville


Alf monta les premières marches basaltiques de l'escalier monumental en frappant lourdement le sol de ses bottes biométalliques mais, très vite, l'impatience le gagna et il actionna son propulseur dorsal pour se poser directement devant les portes de pierres du Zenana. Il observa un bref instant les bas-reliefs qui ornaient les parois coulissants : des scènes de volupté inspiréés de l'antique Kajuraho mais aussi des figures menaçantes, de gardiennes mythologiques ou bien réelles comme Shade ...
"Shazam, ouvre-toi !" ordonna "l'époux des cinquante et une" en actionnant à nouveau son auréole identificatrice. Et le sas aux portes de pierres lui obéit.

Une fois à l'intérieur, le Marquis Alf s'extirpa à la hâte de sa lourde armure. Aussitôt, une forêt de tubes flexibles jaillirent des murs, menaçants, et l'auscultèrent, prêts à l'emprisonner s'il ne répondait pas aux critères d'admission très stricts, programmés de longue date.

Reconnu par le gardien d'amarante, l'homme au visage marqué par de nombreux combats avança vers une seconde porte. Elle se découpait dans le mur du fond : un cadre ovoïde fermé par un rideau de texture organique, mouvant et pouvant évoquer une forme humaine drapée d'ample robe. Cette étrange membrane était capable d'identifier les éventuels intrus et de les engluer jusqu'à ce que la sécurité les évacue. Le coeur palpitant extrêmement fort à cause des drogues de combat, Alf ne put rsister à son empressement. Il fonça la tête la première et déchira cet hymen symbolique.


Une fois à l'intérieur, il fut littéralement douché et stérilisé par les systèmes automatiques car tous les capteurs du gynécée avaient détecté ses innombrables meurtrissures, les projections de sang (celui de ses ennemis, surtout) et autres poussières de l'arène susceptibles d'apporter des impuretés à l'intérieur du Zenana.

Quand il pénétra enfin dans le couloir principal, vêtu de haillons et dégoulinant de douches antiseptiques parfumées, Alf fut accueilli par une haie de servantes, de courtisanes et d'épouses, en apparence toutes plus dévouées les unes que les autres et ô combien heureuses de pouvoir à nouveau étreindre leur légitime époux. Il s'apprêtait à connaître un bain de foule ... inoubliable.

Réflexe de mâle étalon : avant de faire le premier pas, il plongea la main dans le bénitier distributeur de pilules Afro et en avala goulument une poignée ...


[A SUIVRE...] 

Sources d'inspiration :

Cône d'intimité, sonore mais aussi visuelle, selon le souhait des utilisateurs (technologie Tekno)
Beautés réservées au seul maître du Palais


Innombrables cours intérieures et jardins d'ornement, de senteurs et de douceurs exquises, peuplés par les épouses et les concubines mais aussi quelques rares serviteurs du genre "neutre"


Pour accueillir le Marquis si longtemps absent, et surtout ô combien terrifiant dès son retour, les épouses vont déployer tous leurs atouts pour s'attirer les bonnes grâces du Seigneur 

Mais les intrigues ne s'arrêteront jamais ... tant qu'il y aura du pouvoir concentré dans les mains d'un seul ou de quelques-uns, il y aura des rivalités incessantes pour s'en emparer, par la force ou par la ruse.

lundi 21 août 2017

Nuit de noces

Longtemps pourchassé pour ses actes à la limite de la légalité, le Capitaine corsaire Alf était finalement parvenu à amasser une fortune tellement considérable qu'il pouvait désormais se considérer quasiment "au-dessus des lois". Aux frontières de l'Empire Galactique, il s'était intéressé à un bastion gouverné d'une main de fer par le "Seigneur noir" Auguste-Henri de Calypso. D'abord rudement repoussé par le père, il avait profité de la mystérieuse disparition du despote pour courtiser sa très jeune fille et unique héritière : la douce Victoria. L'idylle soudaine "du corsaire et de la princesse" (ou "du riche roturier et de la jeune aristocrate") avait fait jaser, tant parmi la plèbe qu'au sein des hautes castes. Mais le mariage officiel avait quand même eut lieu, sur Calypso I, sans s'embarrasser d'une convenable période de deuil : entre l'adolescente, héritière du Fief impérial (place forte militaire enchâssée sur une planète volcanique), et le cyborg vieillissant; qui avait offert à sa fiancée la totalité de ses butins (et plus particulièrement d'énormes cristaux de corindons que convoitait feu son père Auguste-Henri).


L'austère palais du gouvernement, tout de basalte revêtu, avait été aménagé à la hâte pour accueillir un fastueux mariage entre la Noble Victoria de Calypso, une adolescente aux cheveux d'or et au teint pâle, et son inattendu prétendant : le Capitaine corsaire Alf, au visage marqué par maintes escarmouches et au corps plusieurs fois rafistolé grâce à des prothèses cybernétiques.

La célébration avait été rendue publique afin que personne ne puisse, à l'avenir, contester l'authenticité de l'union. Par cet acte, le riche roturier accédait au statut d'Aristo. Par ailleurs, la dot qu'il apportait dans la balance avait largement de quoi remplir les coffres du Fief. Un contrat mutuellement bénéfique donc.

La cérémonie achevée, restait à consommer le mariage ...

A cette fin, Victoria se retira docilement dans ses appartements, accompagnée de ses demoiselles d'honneur et d'une nuée de servantes. Elle voulait se présenter à son époux dans les meilleures conditions.

De son côté, le capitaine au long-cours s'adonna à la fête en compagnie de ses corsaires de toutes origines et de toutes espèces (humaine et non-humaines) trop heureux et incrédules de s’enivrer dans un palais impérial aux côtés d'Aristos qui, d'ordinaire, les snobaient voire les pourchassaient pour les incarcérer.

Quand il eut bu jusqu'à la lie, le vieux corsaire daigna enfin se rappeler sa jeune et impatiente épouse. De sa démarche lourde et un peu mécanique (ce qui en soi n'est pas si surprenant pour un cyborg), il quitta la vaste salle de réception sous les vivats de son équipage échauffé et enivré. Il gravit les marches du majestueux escalier et s'engouffra dans le premier ascenseur agrav conduisant aux appartements privés de Victoria.

Titubant presque, il sortit de la cabine en laissant derrière lui sa redingote et une botte. Un peu plus loin, reprenant son équilibre en s'appuyant sur un buste massif du (pas si) regretté Auguste-Henri, Alf en profita pour déboutonner sa chemise et enlever sa deuxième botte. Chemin faisant, il continua à se dévêtir pour se présenter totalement nu devant la porte de la chambre nuptiale.

Les somptueuses portes coulissantes s'ouvrirent  délicatement pour l'accueillir. De délicieuses fragrances se répandirent autour de lui. Une musique sensuelle et une lumière tamisée accompagnèrent son approche. Il devina enfin la belle, alanguie, couchée sur le dos au milieu de coussins translucides aussi légers que des plumes.

Alf escalada à quatre pattes ces obstacles cotonneux, enjamba sa jeune épouse et, arrêtant son bassin au-dessus de la poitrine de la belle, lui présenta orgueilleusement son pénis en érection, directement devant le visage juvénile.

Nullement choquée par ce manque de subtilité ou de tendresse, l'adolescente saisit le membre dressé à deux mains et s'appliqua à lui prodiguer une fellation digne des meilleures catins des tripots de Tortuga. De ses lèvres aspirantes, avec sa langue salivante et démontrant un appétit jamais rassasié, la jeune Victoria semblait avoir dompté le prédateur de l'espace ...

Mais c'était sans compter sur son ombre,
Shade.
Toute concentrée sur sa royale fellation, Victoria n'avait pas aperçu la silhouette qui avait suivi Alf pas à pas. La jeune mariée ne prit conscience de la tierce présence qu'au moment où une langue fiévreuse et experte s'immisça entre les lèvres de son sexe gonflé de désir puis remonta jusqu'à son clitoris pour l'électriser de plaisir. Ne pouvant crier la bouche pleine, Victoria rua, tenta vainement d'échapper à cette intrusion, mais Alf la maintint vigoureusement plaquée au lit et l'épouse n'eut d'autre alternative que de se soumettre à la volonté de son tyrannique mari.

Fort heureusement, le supplice devint assez rapidement un délice. Shade se délectait tout autant de boire les fluides corporels vitaux (surtout de couleur rouge) que ceux que la stimulation de sa langue provoquait chez sa douce victime. Les caresses expertes furent si aphrodisiaques (déclenchant même un orgasme) que c'est Victoria elle-même qui réclama le droit de rendre sa pareille à l'inconnue qui venait de lui donner tant de plaisir.

Alf quitta sa position dominante et céda la place à Shade. La belle à la peau basanée leva son visage d'entre les cuisses de la noble Dame et cette dernière put enfin admirer le démon qui venait de l'ensorceler. Elles échangèrent un regard brûlant et, sans plus attendre ni prononcer un mot, Shade vint s'assoir sur le visage de sa proie, collant son sexe glabre sur la bouche rose de l'Aristo. Quant à Alf, il enclencha mentalement une discrète prothèse cybernétique insérée à l'intérieur même de son pénis (un vibreur intime !); et, avant de pénétrer son épouse, il en usa et abusa pour caresser le clitoris de son aimée. Nouvel orgasme en préparation ...

Lorsqu'Alf s'enfonça enfin en elle, Victoria ne put même pas hurler, la bouche ventousée au sexe juteux de Shade. Seuls des gémissements et des râles étouffés accompagnèrent le pilonnage jusqu'à ce que le mâle sente son plaisir monter. Il se retira à toute hâte et invita les deux gourmandes à savourer la semence. Les deux femmes se délectèrent du nectar tout en s'embrassant sous le regard torride de leur étalon.

Les langues caressantes et la vision émoustillante de ces deux adeptes du plaisir saphique stimulèrent tellement le capitaine corsaire qu'il ne perdit pas du tout son érection. Il ordonna même à Shade de "préparer" la jeune épouse à son célèbre feu d'artifesse, pardon, d'artifice.

Tandis que Victoria s'attardait à aspirer les testicules de son mari, à lécher le membre de chair fièrement dressé, Shade se glissa derrière la Noble à la peau laiteuse et vint coller sa bouche sur l'une des fesses blanches. Elle lécha doucement, pour commencer, puis mordilla, et claqua cette ferme rondeur pour la rougir, puis se mit à mordiller plus fermement encore  (ce qui ne manqua pas d'inquiéter Alf, puisqu'il avait vu ce dont la Nosferatu était capable dans ses transes martiales) ...

- "Non Shade ! On ne mord pas !"

Victoria ne prêta guère attention à cet ordre, littéralement envoûtée par Shade. Alf put voir les yeux bleus de sa jeune épouse se révulser lorsque la langue de Shade s'inséra entre les fesses lubrifiées pour entamer un anulingus tout aussi jouissif et orgasmique que le cunnilingus prodigué au début de la nuit de noces.

La savoureuse caresse s'éternisa jusqu'à un nouvel orgasme de la noble Dame ; et c'est finalement le Capitaine qui s'impatienta. Il voulait jouir une seconde fois, lui aussi, mais non sans avoir possédé l'Aristo par tous les orifices. Il se leva, écarta sans ménagement sa "chienne de garde" et lui parla même avec une extrême rudesse :

- "Pousse-toi vite ! Couchée ! Sur le dos ! "

Animalement, docilement, Shade obéit et écarta ses cuisses fuselées pour y inviter Victoria. Pendant ce temps, avec grand empressement et une certaine brutalité, Alf placa son gland, telle une ogive, prêt à s'abattre sur sa cible. Il se glissa sans ménagement dans l'anus ô combien lubrifié de Victoria qui sentit la colonne de chair brûlante s'enfoncer dans son intimité et dilater à l'extrême son arrière-train. Elle cria de douleur et de plaisir à la fois, tant l'excitation (la "préparation" habile de Shade) avait été portée à son summum.

Heureusement pour elle, son mari ne tarda pas à jouir; tout comme Shade qui s'était rassasiée de ce spectacle de domination-soumission. Une Shade au plaisir sadique, comme son pseudonyme pouvait le laisser deviner ...

Durant cette nuit de noces, les deux fauves et leur proie avaient partagé un tourbillon de sensations intenses; et c'est enlacés étroitement qu'ils s'endormirent dans les draps de soie maculés de leurs sécrétions sexuelles mêlées.

vendredi 2 décembre 2016

Les aventurières

La blonde Louise Carat "Zoreil" est une "supernana". C'est une jeune femme extrêmement indépendante et qui assume totalement tous ses actes : libertaire et libertine ! Elle a subitement quitté le continent européen, trop ennuyeux à ses yeux, pour vivre dans l'océan Indien. Mais une fois sur place, elle n'a pas du tout apprécié la mentalité de colon des vieilles familles blanches qui dominent encore les populations noires ou métisses, depuis des siècles. Par provocation, tout autant que par attirance physique, cette "Zoreil" (comme on dit en créole sur l'île de la Réunion) a fréquenté les communautés noires, malgaches puis swahili, de la côte est-africaine et, finalement, s'est embarquée sur un esquif en direction de la Somalie. Là-bas, elle a été capturée par des pirates et ... s'est offerte physiquement à eux. Sa famille aisée de France métropolitaine a bien payé la rançon demandée mais non seulement elle l'a partagée de son plein gré avec tous ces pauvres gens contraints de subvenir à leurs besoins par la violence, mais en plus, elle a décidé de rester vivre avec ses nouveaux compagnons. Bientôt, elle est même devenue leur chef sous le pseudonyme de "Frenchie King Louis". Depuis qu'elle dirige son équipage de pirates des mers, chaque prise pour elle est l'occasion de s'offrir un nouveau trophée : en or 24 carats; clin d’œil à son nom Carat.

La brune Maria Pasiphaé Sarrazin incarne le métissage de la Méditerranée (Italie, Grèce, Crète, Turquie, Proche-Orient ...) et du Moyen-Orient (Arabie, Irak ...). C'est une indomptable, une rebelle, qui refuse de se soumettre à l'autorité machiste. Certains affirment qu'elle est la fille désobéissante d'un émir du pétrole. Elle aurait tranché la gorge du mari qu'on lui aurait imposé : un richissime vieillard de trois ou quatre fois son âge ; avant de s'enfuir . D'autres murmurent simplement qu'elle est une ancienne captive, échappée d'un harem, ou peut-être la fille d'une esclave sexuelle d'un harem. Le produit de la Traite des blanches en somme.

Louise, aux cheveux d'or, et Maria, aux cheveux couleur de l'or noir, se sont rencontrées lors d'un abordage. Maria fuyait la vindicte des exploitants pétroliers du Golfe, à bord d'un énorme yacht qu'elle avait dérobé. Les pirates de Louise Carat sillonnaient entre la mer Rouge et le Golfe persique à la recherche d'une proie juteuse. Quand les pirates somaliens découvrirent le yacht où se trouvait Maria Pasiphaé, celui-ci venait d'être rattrapé par les mercenaires dépêchés par ses revanchards poursuivants. Maria était ligotée et enfermée à fond de cale. Elle allait subir les sévices les plus terribles quand les pirates apparurent. Les hommes de "Frenchie King Louis" se jetèrent par surprise sur les sarrasins. Ce fut un combat violent. Pirates et soldats furent décimés ! Mais au final, le camp de Louise remporta la bataille. Louise découvrit la pauvre Marie attachée et violentée. Cette captive l'émut tellement qu'elle la soigna et s'éprit d'elle. La convalescence achevée et plusieurs nuits d'amour partagées, elles devinrent inséparables.

A bord du yacht qui devint leur demeure flottante, Maria montra à Louise un trésor d'un genre nouveau pour elle. Il s'agissait ni d'or ni de devises mais de pièces archéologiques de la plus haute antiquité. Des objets qui provenaient du sud de l'Irak qu'on appelait jadis le Pays de Sumer. Lorsque les Occidentaux avaient attaqué le domaine de Saddam Hussein, ils n'avaient pas que fait main basse sur le pétrole. Les trésors de la plus ancienne civilisation historique (celle des inventeurs de l'écriture) les avaient beaucoup intéressés également. Les collectionneurs américains et européens paieront des fortunes pour acheter de pareils vestiges. De là naquit leur passion commune pour l'archéologie, ou dit autrement, pour la chasse aux trésors archéologiques. Elles acquirent une réputation internationale dans le domaine et reçurent beaucoup de commandes. Les deux femmes abandonnèrent bientôt la Somalie et les côtés africaines, remontèrent par la mer Rouge et se mirent à parcourir toute la Méditerranée en quête de nouvelles découvertes monnayables. informées par un réseau de collectionneurs au-dessus des lois, elles recevaient à chaque fois toute l'aide logistique pour ramener les précieux trophées. Toutefois, leur prochaine mission s'annonçait comme la plus exaltante et rémunératrice.

Le site que leurs commanditaires (très bien informés) avaient débusqué se trouvait dans une zone frontière : entre Turquie, Irak et Syrie en proie aux conflits. Plus exactement, la zone était en bordure du fleuve Tigre et de son affluent la rivière Hezil. Une région en pleine guerre civile, avec des armées étrangères occidentales d'un côté, et russes de l'autre, sans oublier des mercenaires et autres bandits esclavagistes. L'horreur ! Mais c'est pourtant là, en Anatolie et dans ce que l'on nomme le Croissant fertile, que les plus anciennes traces de vie sédentaire (villages puis premières cités fortifiées) avaient été trouvées. Des satellites militaires et plusieurs drones de reconnaissance avaient découvert par hasard un site inexploité ressemblant aux villages préhistoriques comme Çatal Höyük ; mais l'emplacement était plus à l'est. Inexploré à ce jour. Donc inexploité; ce qui voulait probablement dire : avec tous ses trésors potentiels encore sur place ! Quand on sait que la deuxième guerre du Golfe (États-Unis et Royaume-Uni contre l'Irak de Saddam Hussein) avait permis de mettre main basse sur le pétrole de ce pays et sur les trésors archéologiques de ses musées, on devinait la valeur potentielle de ce que les agents très spéciaux Louise Carat et Maria Pasiphaé Sarrazin pouvaient y découvrir.  Restait à atteindre ce lieu exceptionnel en profitant du désordre total qui régnait dans la région.

Pour cette opération commando, le maître-mot fut : la discrétion. Un hélicoptère militaire, équipé d'un système de motorisation silencieux, déposa les deux aventurières expérimentées à proximité du site, en suivant le lit du fleuve Tigre. Avec un paquetage léger mais un équipement digne d'agents secrets, elles atteignirent la rive aisément. Ensuite, grâce à leurs lunettes à vision nocturne et aux informations fournies par le repérage satellite, elles réussirent à atteindre la zone précise indiquée par les commanditaires fortunés. Ceux-ci ne pouvaient qu'être en relation avec les hautes sphères militaires; ce qui en disait long sur leur avidité et les moyens qu'ils étaient prêts à mettre en œuvre pour assouvir cette avidité.
Les détecteurs portatifs à ultrasons confirmèrent les informations découvertes grâce aux images satellites. Le site archéologique, non visible depuis la surface, était un véritable labyrinthe de salles cubiques. En bordure de la colline, les échos semblaient indiquer que plusieurs salles étaient effondrées et remplies de roches et terre depuis fort longtemps. Mais au sommet, les entrées par le plafond effleuraient la surface. Maria et Louise se mirent donc à creuser, non sans avoir inspecté les environs pour s'assurer qu'aucune faction armée ne s'approchait d'elles. Une fois rassurées sur ce point, ayant la nuit devant elles, elles se concentrèrent sur leur mission.

Elles pénétrèrent dans une première cavité avec des cordes, en rappel. Une exploratrice faisait le guet et aidait l'autre à descendre puis remonter. Toutes les premières salles étaient de dimensions réduites, poussiéreuses mais désespérément vides à l'exception d'ossements animaux; dont les plus grosses pièces semblaient appartenir à des ongulés (ovidés, bovidés et équidés). Louise et Maria ne se découragèrent pas. Néanmoins, il fallait remonter à la surface après chaque exploration de salle car il n'y avait aucune porte communicante entre elles; seulement des entrées par le plafond.

Fatiguées après plusieurs heures d'exploration, les deux femmes remarquèrent un escarpement où l'herbe était plus rare qu'ailleurs. En examinant la zone, elles découvrirent une nouvelle entrée, dissimulée derrière de larges pierres plates. En joignant leurs forces, elles parvinrent à faire glisser l'une de ces lourdes dalles et ... découvrirent une échelle rudimentaire ! Elle était vieille mais certainement pas autant que ce village préhistorique !

Intriguées, elles descendirent l'échelle toutes les deux, avec leurs armes de poing prêtes à dégainer.
Un puits de lumière les accompagna lors de la descente. Une fois au sol, elles s'émerveillèrent. Les murs étaient couverts de fresques somptueuses montrant des scènes de vie : des acrobates sautant par dessus des taureau furieux, des femmes aux seins nus portant de superbes robes, des scènes de vie agricole, des divinités évoquant la fertilité ! Des trésors pour les archéologues ! En continuant leur exploration, elles atteignirent le cœur de cette salle du trône : une statue d'une femme obèse, peut-être la déesse-mère ou la mère-nature des anciennes civilisations, entourée de nombreux crânes de taureaux et de chevaux mêlés avec de l'argile cuite. Elles remarquèrent enfin des autels aux formes chevaline et bovine, creux, capables d'accueillir une personne entière. Chaque élément pourrait se vendre une fortune sur le marché noir des antiquités ! Leur récompense était assurée ! Mission accomplie ...

Mais soudain, la pièce redevint totalement obscure ! L'entrée venait d'être bouchée ! Louise et Marie étaient prises au piège ! Pire, des fumigènes commencèrent à se déverser dans toute la salle, par la trappe au plafond. Les deux jeunes femmes tentèrent de remonter mais très rapidement, les fumigènes révélèrent leur effet : c'était des somnifères. Louise et Marie sentirent leurs membres s'alourdir, leurs paupières se clore et elles s'effondrèrent sur le sol en terre battue.

Quand elles reprirent leurs esprits, l'odeur âcre de la fumée emplissait encore la salle. Elles réalisèrent avec angoisse qu'elles étaient ligotées à l'intérieur des autels aux formes animales : Maria Pasiphaé dans celui imitant une vache et Louise Carat dans celui imitant une jument. Affaiblies par les somnifères et dépouillées de leurs armes, elles étaient sans défense face à leurs assaillants. Une bonne douzaine de personnes aux tenues sombres ornées de motifs étranges, et quelques hommes aux torses nus (et velus), mais masqués, tournaient autour d'elles. Ils psalmodiait des paroles incompréhensibles face aux différentes statues de divinités. Les deux aventurières se retrouvaient prisonnières au beau milieu d'une cérémonie shamanique !

Les chants et les percussions emplirent la salle et s'intensifièrent jusqu'à l'apparition de deux prêtres qui portaient devant leurs visages des masques rituels :
- l'un avec d'impressionnantes cornes bovines
- et l'autre fait avec un crâne d'étalon momifié, arborant encore une longue crinière.
Ils entamèrent tous deux une danse extatique digne des Indiens d'Amérique, autour d'un foyer où des officiants faisaient brûler toutes sortes d'encens et d'autres produits étranges qui provoquaient des vertiges et des hallucinations visuelles.
Le nombre de personnes augmenta encore et la petite salle fut bientôt remplie à craquer. Il faisait de plus en plus chaud et les fumées psychotropes mettaient tout le monde en transe. Les deux prêtres se mirent subitement à crier et à tirer sur leurs vêtements de cérémonie; qu'ils finirent par déchirer. Leurs corps furent pris de convulsions et là, aussi incroyable que cela puisse paraître, Maria et Louise assistèrent à leur métamorphose. Le visage de celui qui tenait un crâne de cheval se déforma hideusement s'allongeant, s'épaississant jusqu'à devenir une tête d'équidé lui-même ! Sur l'autre prêtre, le plus trapu des deux, ce sont des cornes qui poussèrent. Le volume de son corps sembla augmenter jusqu'à faire éclater ses oripeaux. 

S'agissait-il d'une hallucination ou de la réalité ? Les deux captives n'eurent guère le temps de se poser la question car, déjà, l'homme à tête de cheval et l'autre à tête de taureau s'avançaient vers elles ... en arborant une monstrueuse érection. Loin des standards humains, extrêmement dimensionnés, deux pénis animaux gros comme des bras s'approchaient dangereusement de leurs croupes. Toujours  ligotées, l'une et l'autre se débattirent, crièrent au secours, mais les participants et participantes à ce rituel ne se bousculèrent que davantage pour assister à ce "sacrifice" humain. On les arrosa d'huile chaude et d'encens, on leur fit respirer des rameaux aux vertus mystérieuses, et enfin, les créatures furent sur elles.

Simultanément, Louise et Maria-Pasiphaé sentirent une langue gluante et rapeuse, grosse comme une main, s'immiscer entre leurs jambes, lécher l'intérieur de leurs cuisses et s'activer entre leurs fesses et sur leurs lèvres vaginales. Leur sexe fut tellement léché et stimulé que, malgré le dégoût et l'horreur, le vagin se mit à gonfler d'excitation et devint brûlant de désir. Alors, les deux monstres, mi-hommes mi-animaux, entamèrent leur coït monstrueux ... La peur d'être déchirées fit hurler les deux femmes mais, étrangement, les cris prirent bientôt une signification différente. La douleur était anesthésiée par tous les produits qu'elles avaient respirés ou avalés à leur insu. Seules les sensations positives, terriblement agréables, étaient perceptibles. Les tissus charnel se révélaient prodigieusement élastiques et la pénétration prit des proportions incroyables. Toutes leurs entrailles furent malaxées, écrasées, jusqu'au diaphragme ! Se sentir autant possédées fut une extase totale pour ces femmes attachées. C'était monstrueux, certes, mais monstrueusement bon !

L'intensité du coït et le plaisir furent surhumains. Les spasmes de jouissance secouèrent plusieurs fois les corps des aventurières. Elles devenaient à chaque orgasme un peu plus esclaves du plaisir sexuel. Après l'éjaculation bestiale des shamans métamorphosés, Maria et Louise furent détachées par les acolytes. On les lava, on les habilla avec des vêtements rituels (évoquant les tenues crétoises antiques) et, cette fois, plus besoin de les forcer. Ce furent elles qui revinrent vers les créatures aux sexes surdimensionnés. Elles se jetèrent sur ces pénis dignes du Priape antique (quoique le mythe raconte qu'il était jaloux d'un âne mieux "membré" que lui) et se mirent à les lécher et avaler pour leur redonner une vigueur nouvelle, inépuisable. Minotaure et l'étalon à nouveau en érection, la cérémonie put recommencer de plus belle. Minotaure saisit Pasiphaé par la taille et la pénétra en levrette provoquant presque son évanouissement devant tant de sensations fortes. Le super-étalon s'occupa pareillement de sa Carat "Zoreil" et, paradoxale inversion des rôles, c'est le cheval qui chevaucha l'humaine.

Puis les mâles échangèrent les rôles et le coït dura toute la nuit, sous les acclamations des officiants et officiantes qui se livrèrent à une orgie totale dans l'antre souterrain du village néolithique.
Les aventurières renoncèrent à leur mission de pillage archéologique et se firent les plus actives prêtresses de ce culte préhistorique dédié à la fécondité, d'un type si particulier.

Les deux agents furent portées disparues. Et la guerre s'intensifia autour d'elles sans qu'aucune autre mission ne puisse être organisée pendant plusieurs mois. Hum ! Plusieurs mois de débauche bestiale !

Pasiphaé et Louise pourraient toujours, plus tard, demander de l'aide "Libérez les otages !". Elles y repenseront plus tard. Pour l'instant, elles jouissent (euphémisme) de l'instant présent !

Sources d'inspiration iconographiques :

1-Personnages féminins
 
Clin d’œil à la "supernana" Kara Zor-El
 
aventurières (brune et blonde) en tenue plus moderne, plus commando


2-Le site archéologique de Çatal Höyük






3-Reconstitution de la vie dans les palais de la Crète minoenne



4-Transformation de l'homme en minotaure (homme-taureau) 


 

5-Transformation de l'homme en homme-cheval

 

6- Rituel d'accouplement : la Déesse-mère humaniforme s'unit aux incarnations de la nature : la force brutale du taureau, et la vitesse et majesté du cheval.